Raquettes : 5 trucs à savoir avant de se lancer

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Marcher dans la neige durant des heures : cette activité allie plaisir, effort physique et convivialité. À tester sans hésiter si vous fréquentez les vallées enneigées cet hiver.

Au début, c’est facile
La randonnée en raquettes est accessible à tous, à condition que le terrain soit de type nordique, généralement de grands plateaux peu vallonnés avec un dénivelé modéré. Mais cela dépend aussi de la hauteur de neige : il est bien plus physique d’évoluer hors-piste dans la poudreuse, que sur un chemin bien damé, déjà emprunté par d’autres randonneurs avant vous. Il n’y a donc pas de contre-indications particulières, si ce n’est que cette activité sollicite quand même les chevilles car l’arrière du pied se lève à chaque pas, et plus particulièrement quand l’on marche en dévers. En effet, quand on évolue perpendiculairement à une pente, il faut appuyer davantage son pied vers l’amont (une posture proche de la prise de carre en ski alpin) pour rester stable. Mais généralement, on commence par des itinéraires balisés et sans difficultés : il suffit de mettre un pied devant l’autre en s’aidant des bâtons.

On est souvent à plat
Marcher dans la neige avec ces tamis aux pieds est vite amusant. Une fois les chaussures glissées dans les raquettes, on ressent les premières sensations. La plupart des modèles sont dotés de petites pointes d’acier (un peu comme des crampons) qui facilitent l’accroche. Des cales sont aussi actionnables pour s’aider en montée sur une neige dure. Elles compensent artificiellement la pente, si bien que l’on a presque l’impression de marcher sur du plat… Pas de quoi s’en faire une montagne donc !

Il faut s’habiller pour l’hiver
Avoir froid ou sentir l’humidité pénétrer peut vite gâcher l’expérience. On ne fait donc pas l’impasse sur l’équipement. Pour vous sentir bien, pensez à adapter le nombre de couches de vêtements aux conditions météo, à la durée et l’intensité de la balade prévue. On évite le pantalon de ski, trop chaud, au profit de guêtres ou d’un pantalon imperméable et respirant par exemple. Les chaussures, enfin, se choisissent montantes pour le maintien de la cheville et imperméables pour le confort. Elles s’attachent à la raquette par de simples lanières ou un système de fixation plus élaboré.

On donne des coups de bâtons !
Les bâtons (de type randonnée) sont indispensables pour assurer l’équilibre et marcher plus longtemps, sans trop d’efforts : ils diminuent la charge que les jambes doivent supporter et participent au travail musculaire du haut du corps. On les choisit télescopiques afin d’adapter leur taille selon la hauteur de neige et la nature du terrain (montée ou descente), et à rondelles larges pour éviter qu’elles s’enfoncent trop.

C’est une promenade de santé
Cette activité de découverte permet de sortir des sentiers battus, d’être au grand (et bon) air, de suivre les traces d’animaux… tout en faisant du sport. La randonnée en raquettes est une activité douce (le rythme peut s’intensifier au fil de la séance selon le niveau des participants), mais qui sollicite tout le corps. Elle développe les capacités respiratoires d’autant plus qu’en altitude l’air se fait plus rare : le cœur est donc davantage sollicité. Les plus téméraires pourront d’ailleurs, dès cet hiver et dans certaines stations, tenter de nouvelles expériences avec des sorties originales, comme l’association raquettes à neige et tai-chi !

Merci à Lauris Chaumond, accompagnateur en montagne au bureau des guides d’Annecy.

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