Positions coquines : après 60 ans, on ne renonce pas, on s’adapte !

Claire Bouilhac

Nous n’avons plus le corps de nos 20 ans ni la souplesse d’autrefois. Quand nous faisons l’amour, certaines postures deviennent douloureuses pour nos articulations, d’autres carrément gênantes car elles ne nous mettent pas en valeur. Pas question pour autant de se cantonner au missionnaire si nous avons envie de davantage de variété et d’un soupçon de piment. La solution ? Faire preuve d’imagination et d’ouverture d’esprit.

On fait des cabrioles… avec la tête
Certes, nous avons désormais un peu de mal à rester les jambes en l’air de longs moments ou à trop solliciter nos genoux ou nos hanches. Mais rien ne nous empêche de nous imaginer en train de pratiquer toutes sortes d’acrobaties. « La puissance des fantasmes est telle qu’ils peuvent s’avérer tout aussi excitants qu’une vraie mise en scène dans la réalité ! Parfois même plus, car en imagination, tout est possible, tout est permis, toutes les limites peuvent être repoussées », explique Noëlla Jarrousse, sexologue*. Évidemment, dans nos fantasmes, tout est parfait : le moment se déroule à merveille et nous sommes tous les deux au mieux de notre forme. « Cette visualisation positive permet de chasser les pensées négatives, les regrets que l’on pourrait avoir de ne plus pouvoir faire l’amour comme à 20 ans. Elle met dans d’excellentes conditions pour avoir une relation sans inhibitions pesantes », poursuit la sexologue.

On prend l’option tout confort
Certains préceptes du Kama-sutra demandent très peu d’effort physique et sont exempts de toute contorsion alambiquée. « Mais ce ne sont pas des positions “pépères”, loin de là ! Elles peuvent être source d’un grand plaisir, justement parce qu’elles libèrent des tensions musculaires et d’éventuelles douleurs », avance Noëlla Jarrousse. À tester d’urgence si vous ne l’avez jamais pratiquée : la cuillère. Alors que nous sommes tous les deux allongés sur le côté, notre amoureux vient se coller contre nous, dans notre dos. « Les mains de l’homme sont laissées libres, ce qui lui donne tout le loisir de caresser les seins de sa femme et son clitoris. Peut-être l’occasion d’une redécouverte… », suggère notre spécialiste. Autre position possible, inspirée celle-ci du règne animal : l’éléphant. Nous sommes couchée sur le ventre et notre homme vient s’allonger sur notre dos, en s’appuyant sur les avant-bras. « La pénétration par l’arrière s’avère souvent très excitante », précise-t-elle.

On fait du neuf avec du vieux
Nous n’avons pas vraiment envie d’explorer de nouvelles pages du fameux traité indien… Alors, puisque nous avons dû renoncer à certaines positions devenues trop inconfortables, pimentons d’un zeste de nouveauté coquine celles que nous avons conservées. « Pratiquer le missionnaire en se faisant bander les yeux peut lui octroyer une nouvelle saveur ! Un petit accessoire aussi simple qu’un foulard donne l’impression de gentiment s’encanailler, ce qui est toujours stimulant », observe Noëlla Jarrousse. Si nous avons envie de pousser un peu plus loin la « stimulation », nous pouvons aussi demander à notre homme de nous lier les mains avec le foulard. « Ce fantasme de soumission est très fréquent chez les femmes. Voici peut-être venu le temps d’oser le réaliser, tout en douceur. »

On peaufine son scénario coquin
Si nous adorons être juchée au-dessus de notre partenaire, depuis que nos seins et notre ventre ne sont plus aussi fermes qu’avant, nous ressentons parfois une certaine gêne… Ce n’est pas une raison pour ne faire l’amour que dans le noir complet ! « L’idéal est de porter un joli caraco. Il n’empêche pas les caresses sur les seins comme pourrait le faire un soutien-gorge et ne gêne pas la pénétration comme une culotte. Il se contente de jeter un voile pudique et sexy sur ces petites imperfections du corps qui nous mettent mal à l’aise et gâchent notre plaisir », décrit la sexologue. Choisissons-le dans une matière douce et fluide qui incite au toucher, agrémenté d’un peu de dentelle – un grand fantasme de ces messieurs – et évitons les couleurs trop incendiaires, comme le rouge et le noir. Notre amoureux pourrait croire que nous nous sommes transformée en femme fatale aux appétits insatiables… et prendre peur !

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