5 astuces pour réussir une bouture

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Respecter le calendrier
Pour optimiser vos chances de réussites, il est préférable de choisir le bon moment pour procéder au bouturage. Pour cela, tenez compte de la période de croissance de la plante que vous souhaitez bouturer : printemps pour la majorité des arbres, été pour les plantes d’ornement… Le rosier a la réputation d’être facile à bouturer, car vous pouvez prélever un rameau du début de l’été au mois de novembre. En revanche, certaines plantes ne vous laissent que 3 à 4 semaines pour procéder au bouturage. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rendre en jardinerie pour prendre conseil auprès d’un professionnel !

Bien nettoyer votre contenant
Il est courant de réutiliser un pot, aussi bien pour planter que pour bouturer. Tout comme vos outils doivent être nettoyés, vos pots doivent être désinfectés régulièrement. En effet, certaines maladies fongiques peuvent être délicates à éradiquer une fois qu’elles se sont installées. C’est notamment le cas du Pythium – ou Fonte des semis – qui frappe les semences, mais aussi les boutures. Pour éviter tout risque, nettoyez donc soigneusement votre pot. Utilisez simplement de l’eau additionnée d’un peu d’eau de Javel pour désinfecter.

Utiliser une hormone de bouturage
Disponible dans toutes les jardineries, l’hormone de bouturage est un produit de synthèse qui favorise la cicatrisation de la coupe de votre bouture. Riche en nutriments, elle favorise surtout la croissance des jeunes plants : leurs racines vont se développer plus rapidement. Une hormone de bouturage de synthèse se présente sous forme de poudre blanchâtre ou de gel et elle est composée principalement d’acide b-indole butyrique. Si vous aimez jardiner bio, vous pouvez préparer une hormone de bouturage 100 % naturelle : l’eau de saule. La recette est simple : il suffit d’écraser quelques rameaux de saule et de les faire tremper dans une bassine d’eau pendant 24 heures.

Choisir le bon terreau
Votre bouture va avoir besoin d’un bon substrat pour se développer. Un sol léger, riche en éléments nutritifs et permettant aux plants de respirer va favoriser une croissance plus rapide. Certaines boutures se contentent aisément de sable, ou d’un mélange composé de terreau, de terre et de sable. Pour les cultures les plus délicates, privilégiez un terreau de bouturage spécifique, facile à trouver en jardinerie. Ce type de terreau se décline en différents mélanges : pour rosiers, pour géraniums, etc. Choisissez celui qui est précisément conçu pour la variété de plant que vous bouturez. Jetez aussi un œil à la composition. Privilégiez un terreau contenant de la perlite, un sable d’origine volcanique particulièrement bien adapté à la culture des jeunes plants.

Bien prélever le rameau
La méthode classique pour réaliser une bouture consiste à prélever un jeune rameau comportant plusieurs nœuds, soit environ 15 cm de hauteur. Sectionnez votre rameau juste au-dessus ou au-dessous d’un nœud. Ce jeune rameau va avoir besoin de reconstituer ses racines – ce qui va donner naissance à votre bouture –, mais à ce stade, il ne peut plus s’hydrater. Il est donc recommandé de ne conserver que les feuilles situées au sommet et de sectionner les autres. Si le rameau comporte un bourgeon, sectionnez-le aussi afin de favoriser le développement des nouvelles racines. Plantez immédiatement le rameau dans son substrat, puis installez-le dans un emplacement lumineux – sans être en plein soleil ! – et à l’abri du vent. Compter 3 semaines à un mois pour que les racines se développent.

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