Vitesse : ces limitations qui vous piègent !

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Officiellement instaurée pour augmenter la sécurité routière, la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes non séparées par un terre-plein central est-elle avant tout un moyen de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État en faisant exploser le nombre de PV ? Les opposants à cette mesure n’en ont jamais douté.

Cette enquête menée par le magazine Auto Plus ne risque pas de calmer leur courroux. Des journalistes de la revue spécialisée se sont en effet amusés à effectuer le trajet entre Pacy-sur-Eure et Caen, soit un trajet de 141 km, au cours desquels ils ont constaté pas moins de… 130 changements de limitation de vitesse – un tous les 1,08 km. Car si l’allure est plafonnée à 80 km/h sur les portions de route non séparées en leur centre, elle demeure fixée à 90 km/h le reste du temps. Et ce, sans qu’un panneau viennent systématiquement le signaler – l’usager de la route est censé connaître la réglementation.

Dans ces conditions, autant dire que celui qu’il est totalement impossible de parcourir cette distance sans jamais être en infraction. Même enfer sur le trajet Dijon-Beaune via la D974, où la vitesse maximale autorisée change 42 fois en 36 kilomètres ! On pourrait trouver d’autres exemples de cette réglementation piégeuse, notamment sur l’A86 autour de Paris, où les limitations passant de 70 à 90 km/h en permanence sont très difficiles à respecter.

Les radars automatiques constituent une extraordinaire manne financière pour l’État : le projet de loi de finances 2019 prévoit une rente de 1,23 milliard d’euros pour l’année à venir soit 12 % de plus qu’en 2018. Ces prévisions ont cependant été établies avant la crise des gilets jaunes qui, dans leur colère, ont mis hors service 1500 radars automatiques, soit près de la moitié du parc national. De quoi faire sérieusement baisser les recettes de l’État.

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