Le secret de l’orgasme féminin enfin dévoilé

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Interrogé tour à tour par les scientifiques, les philosophes, les psychanalystes, le mystère de la jouissance féminine n’en finit pas de fasciner… Une étude américaine parue dans la revue Journal of Experimental Zoology tente de l’envisager sous l’angle de la théorie de l’évolution : elle arrive à la conclusion qu’aux origines de l’humanité, l’orgasme féminin avait la fonction d’induire l’ovulation chez la femme. Lucy avait donc besoin de jouir pour faire des enfants…

Les chercheurs de l’université de Yale et de l’hôpital pour enfants de Cincinnati (États-Unis) sont partis du fait que l’orgasme féminin s’accompagne d’un réflexe neuroendocrinien qui stimule la sécrétion de l’ocytocine et de la prolactine. Or, chez certaines espèces de mammifères, c’est cette montée d’hormones qui provoque l’ovulation : c’est ce que l’on appelle l’« ovulation induite par le mâle ». Sans orgasme, pas de reproduction ! Cependant, chez les êtres humains, aujourd’hui, le cycle ovarien ne dépend pas de l’activité sexuelle : c’est ce que l’on appelle l’« ovulation cyclique ou spontanée ». Certes nous avons besoin de faire l’amour pour nous reproduire (et encore au vu des progrès de la procréation médicalement assistée…), mais pas forcément d’avoir un orgasme !

Une théorie qui se fonde également sur l’observation anatomique. Chez les mammifère dont l’ovulation est provoquée par l’orgasme, le clitoris se situe près de l’entrée du vagin, voire à l’intérieur, pour être stimulé au cours du rapport, tandis que, chez les autres, il est plus éloigné. Les analyses de Mihaela Pavlicev et Gunter Wagner montrent également qu’au cours de l’évolution, l’ovulation induite par les mâles a précédé l’ovulation spontanée, qui s’est développée bien plus tard. L’orgasme tel que le vivent les femmes aujourd’hui serait donc une adaptation de la réponse ancestrale d’ovulation induite par le mâle. Ayant perdu sa fonction reproductive, il perdurerait dans une version uniquement dédiée au plaisir que procure la montée d’hormones… Qui s’en plaindrait ?

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