Pour ou contre mettre son mari aux fourneaux ?

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Pendant trente ans, il n’est venue dans la cuisine que pour mettre les pieds sous la table. Et voilà qu’il a des velléités de jouer les cuistots. Tout doux… Ça se discute, ça !

Les arguments pour :

  • Il n’est jamais trop tard. La cuisine, on peut commencer à tout âge. Il a envie d’apprendre ? Pas question de le brider. Et encore moins de le priver du bonheur de confectionner de délicieux petits plats, d’inventer ses recettes, de trouver la bonne association, de dénicher l’épice qui convient le mieux… Bref, de découvrir la magie qui gravite autour des casseroles ! Un nouveau monde s’ouvre à lui. Ce serait cruel de l’exclure.
  • À deux, c’est mieux. Car évidemment, nous pouvons l’accompagner dans ses premiers pas. Histoire d’écosser ensemble les petits pois en écoutant la radio ou en devisant sur l’avenir du petit-fils. La cuisine redeviendrait ce qu’elle a été pendant des siècles : un lieu d’échange et de partage, le centre névralgique de la famille. Quoi de plus appétissant et revigorant pour tous les deux ?
  • Ça nous fera des vacances. Depuis le temps qu’on se charge de tous les repas, on a bien mérité un peu de repos. Alors on profite de cette liberté : on bouquine, on hume le fumet qui s’échappe de la cocotte, on prend le temps de faire des choses qui nous plaisent. Une fois à table, on se laisse surprendre et on savoure. Parce qu’il n’est jamais trop tard non plus pour se laisser servir comme une princesse.

Les arguments contre :

  • C’est notre territoire. Et il n’y a aucune raison pour que ça change. À lui, le jardin, le bêchage, le garage et le bricolage. À nous, la joie de contenter les papilles. Pas question qu’il s’enorgueillisse d’une entrée savamment mitonnée quand on invite des amis à dîner. C’est mesquin ? Tant pis. Nous, on aime être tranquille en épluchant nos carottes, on adore improviser, et régner en maître dans notre cuisine. Qu’il se trouve une autre activité.
  • Il va mettre le bazar. Parce que, la plupart des temps, voici ce qui arrive : monsieur enfile son tablier, laisse son génie créatif s’exprimer… et après moi le déluge ! On récure la plaque semi-carbonisée, on range les ingrédients qu’il a laissés traîner et on essaie de deviner où il a bien pu planquer notre louche et notre couteau en céramique. Ce manque de tact vaut bien qu’on le prive de tout droit d’ingérence culinaire.
  • On risque de se disputer. Car rien ne garantit qu’il va savoir cuisiner tout de suite ! Et si ses débuts de marmiton sont calamiteux ? Qui mangera les courgettes flasques, le poulet desséché ou la tarte trop sucrée ? Sans compter qu’il faudra, en plus d’une piteuse pitance, essuyer sa mauvaise humeur, voire rattraper ses bourdes en préparant un petit quelque chose vite fait. Deux fois plus de travail pour rien ? Non merci !

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