Parlez-vous ado ? Notre lexique pour vous remettre au goût du jour !

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Attention : ce lexique est à manier avec précautions. L’auteur décline toute responsabilité en cas de ringardisation d’un terme entre l’écriture de cet article et sa parution.

Un(e) badass : un dur à cuire, qui en impose aux autres.

Ça fait bader : version abrégée de « Ceci est infiniment déprimant ».

Chiller : se détendre, glander. Du verbe anglais to chill.

Cimer : merci.

Se faire carotte : se faire voler, se faire avoir. Expression préhistorique que même les parents doivent connaître.

Un(e) daron(ne) : un père ou une mère.

Déclassé : attention, mot piège ! Sublime. On pourrait le remplacer par : « Cet objet occupe le sommet de la pyramide de mes rêves les plus précieux. » Comme un nouveau smartphone, par exemple.

« Déso pas déso » : « J’aimerais te dire que mon cœur déborde de regrets, mais en fait non. »

Déter : très, très motivé. L’abréviation de « déterminé » a gagné en puissance ce qu’elle a perdu en longueur.

Frais : vraiment bien. Cool, trop stylé, au top.

Avoir la hype ou être hypé : être très excité, comme à l’approche d’un événement particulièrement attendu.

C’est lourd : attention, autre mot piège ! Génial. Vous auriez peut-être dit « C’est du lourd », mais oubliez vite cette expression totalement dépassée.

Magl : mon pote. On le prononce « ma gueule », et cela vous servira bientôt à apostropher vos plus vieilles connaissances.

Miskine damned ! Ce terme fourre-tout issu de l’arabe exprime l’énervement, la pitié ou le mépris, selon le contexte.

Je suis mort : mort de rire. « Ce fou rire a épuisé toutes mes ressources vitales, je trépasse d’hilarité. »

Un nude : photo dans le plus simple appareil, qui atterrit immanquablement sur les réseaux sociaux.

De ouf : d’un degré inaccessible à l’esprit humain. Par exemple : « J’ai faim de ouf ».

Le sbeul : le désordre. Communément utilisé dans l’expression « foutre le sbeul ».

Un schlag : un clochard, un nul, un naze, qui plus est à l’hygiène douteuse. L’insulte peut s’utiliser contre soi-même, quand cheveux gras et pyjama font barrage à une sauterie inopinée : « Je peux pas sortir, je suis trop schlag. »

Avoir le seum : être déçu et en colère. « J’ai trop le seum » peut se traduire par l’expression bien connue, mais déjà ancienne « J’ai la haine ».

Street : terme anglais qui désigne la rue. Mais évoquer « la street », c’est parler de la zone, du quartier, plus que d’une rue.

Se taper des barres : rire. Une fois n’est pas coutume, l’ado se fatigue à rallonger un mot plutôt que de l’abréger à la hache.

TG : acronyme de “ta gueule”. Existe dans la variante FTG, acronyme de “Ferme ta gueule”. Plutôt trivial, à utiliser avec modération et en connaissance de cause.

Ça passe crème : ça passe bien, c’est impeccable, je m’en suis sorti haut la main.

Pour enrichir encore son vocabulaire ado, il est possible de consulter l’excellent site du Curionaute, lecurionaute.fr, rubrique « À voir/à lire ».

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