Mes parents m’appellent tout le temps : que faire ?

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Un peu d’honnêteté, ça ne fait pas de mal. Non, on ne peut pas se rendre disponible pour eux à tout bout de champ. On a notre vie, plutôt chargée du reste. Leur laisser croire qu’on va rester 100 % à leur écoute est néfaste, pour nous comme pour eux. A toujours répondre présent, on risquerait de le leur faire payer cher, avec irritation, ou pire, exaspération. On échangerait certes, mais de manière tellement désagréable que tout le monde en pâtirait. Et on ne veut surtout pas de ce genre de relations avec eux.

Il n’y a pas le feu au lac. Par expérience, 98 % de leurs appels concernent des broutilles. Ils ne se souviennent plus de la date d’anniversaire de la cousine Léonie et se demandent si, par hasard, nous ne l’aurions pas en tête ? Eh bien, non justement, on ne s’en souvient pas ! Et ça ne changera rien de leur avouer notre ignorance maintenant ou quelques heures plus tard. Entre-temps, ils auront vraisemblablement retrouvé la mémoire ou seront passés à un autre sujet.

Le répondeur, c’est extra. Il reste donc en moyenne 2 % d’appels plus sérieux qui méritent une réponse rapide. C’est pourquoi, on leur propose de laisser systématiquement un message sur notre répondeur pour ne pas passer à côté des informations importantes. Et on se promet de l’écouter le plus vite possible et aussi de rappeler dès qu’on sent un peu de tristesse dans leur voix.

On leur doit bien ça !
Il faut le reconnaître, nos parents n’ont jamais failli. Leur hotline personnelle a toujours fonctionné pour nos appels spontanés, intéressés ou désespérés : qu’on leur réclame un dépannage plomberie de dernière minute ou qu’on ait une urgence sentimentale. Peu importe le sujet, ils décrochent toujours. D’ailleurs, on n’imaginerait pas qu’ils agissent autrement. Et même si, avec le temps, on les sollicite moins souvent, au fond, ce n’est qu’un juste retour des choses.

C’est une manière d’être présent. Avouons-le, notre disponibilité pour eux n’est pas totale à 100 %. Entre nos soucis de boulot, nos loisirs perso et les enfants toujours sur notre dos, le temps qu’on consacre à nos parents se réduit souvent à la portion congrue. Finalement, le téléphone demeure une manière très pratique de leur offrir notre attention, tout en conservant une certaine souplesse dans l’organisation de notre vie.

Et si c’était grave ? On ne se le pardonnerait jamais. A leur âge, ils peuvent avoir besoin de nous pour des questions vitales. Si jamais, par flemme, on ne prenait pas leur appel alors qu’il en va de leur santé voire de leur vie, ce serait terrible. Entre culpabilité, tristesse et remords, on aurait vraiment trop de mal à supporter notre irresponsabilité.

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