Elles écrivent pour raconter leur maladie

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Cancer, ne reviens plus, J’ai trébuché sur le cancer… Une dizaine de livres de témoignages sur cette maladie ont été publiés depuis le début de l’année. Et cette tendance éditoriale ne se limite pas au cancer. En 2009, Diane Patenaude signait À nous deux, Parkinson ! (éd. Marcel Broquet) : « En écrivant, j’ai pris du recul sur la maladie et les retours des lecteurs m’encouragent à tenir. J’anime désormais des conférences, je rencontre plein de gens… Sentir que mon témoignage aide les autres, ça fait du bien. »

Pour Lucie Carrasco, créatrice de mode atteinte d’une maladie génétique qui l’astreint à se déplacer en fauteuil roulant, son livre Plus forte que la maladie (éd. Flammarion) a eu plusieurs répercussions : « Revenir sur ce que j’ai réussi à surmonter m’a permis de dédramatiser mais aussi de gagner en assurance. Ça a été également l’occasion d’évoquer mon métier, de montrer que je ne suis pas seulement la fille en fauteuil. »

L’avis de Nadine Beraha, biographe-psychologue
« Écrire permet un travail de structuration des événements et, parfois, une meilleure compréhension des mécanismes d’apparition de la maladie. Il y a aussi un effet de distanciation. En plaçant l’expérience douloureuse à l’extérieur de soi, on la sublime et on en fait quelque chose de neuf. Cela permet d’y mettre un point final et d’ouvrir une nouvelle page, positive, notamment dans le partage avec les lecteurs. Enfin, être publié, c’est être lu, connu, reconnu. C’est une affirmation de soi. »

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