Des encas trois étoiles

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Les inspecteurs du Michelin descendent enfin dans la rue. Mais non, pas pour manifester ! Ils viennent de couronner des gargotes dans l’édition 2016 du guide Hongkong / Macao. Une première dans l’histoire du célèbre bottin rouge, toutes zones géographiques confondues. 35 petits restos de rue – 23 pour la première région autonome chinoise, 12 pour la seconde – côtoient les établissements de grands chefs triplement étoilés comme Joël Robuchon ou l’Italien Umberto Bombana, dans une catégorie spécialement créée pour l’occasion. Pas de macaron pour les gagnants. Mais c’est déjà une formidable avancée que leur savoir-faire soit reconnu. Nouilles frites dans le gras de porc, poulpe mariné dans de la sauce soja, pudding de tofu, gaufres à l’œuf, riz frit à l’indonésienne… La sélection reflète l’incroyable diversité de cette cuisine populaire et bon marché. Si le Guide Michelin lui déroule enfin le tapis rouge, c’est parce que la qualité a évolué et que ces gargotes « ont désormais une adresse » fixe, selon le directeur international Michael Ellis. Ça nous fait tellement saliver qu’on se demande si on pourra un jour voir les meilleurs sandwichs, burgers et kebabs être distingués par l’édition française.

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Tim Ho Wan, le Michelin « premier prix »

C’est aussi à Hongkong que se situe le restaurant étoilé le moins cher de toute la planète : Tim Ho Wan. Spécialisé dans les dim sum, ces petites bouchées cuites à la vapeur ou frites typiques de la cuisine cantonaise, il a fait son entrée dans le guide rouge en 2010. Et n’a jamais perdu son étoile depuis. Il faut dire qu’un chef triplement étoilé, Mak Kwai-pui, est à l’origine de sa création. Mieux, ses trois petits frères hongkongais ont aussi reçu un macaron en 2015. On y déjeune copieusement pour une dizaine d’euros.

Publié le dans Notre époque

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