Connaissez-vous les (nouveaux) goûts des ados ?

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La société a changé, très vite et profondément. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, les enfants n’ont plus rien à voir avec leurs parents au même âge. Résultat : on n’y comprend rien ! Pas de panique, on a le mode d’emploi.

Elle a 9 ans et s’habille comme une adolescente
Mais d’où sort ce petit haut qui découvre le nombril ? À l’âge des Carambar, les filles semblent désormais jouer dans la cour des grandes.
Décryptage : les enfants ne sont pas plus matures qu’avant. Ils sont toujours dans le mimétisme, simplement leurs modèles ont changé. « Les fillettes sont très tôt confrontées à une image hyper sexualisée dans les médias qui ne correspond pas à leur maturation psychologique et sexuelle », analyse la psychologue Isabelle Filliozat.
La bonne attitude : la psychologue pour enfants Florence Millot recommande de chercher les racines de ce comportement : « Est-ce que tu veux faire comme tes copines ? Cela t’aide à te sentir bien ? » « Ces vêtements augmentent sa confiance en elle, souligne la spécialiste, c’est pourquoi il ne faut pas s’opposer, mais l’accompagner. On peut par exemple regarder des magazines de mode avec elle et lui proposer d’autres façons de s’habiller. » Pour Isabelle Filliozat, il est également essentiel de lui faire découvrir d’autres manières de se valoriser, hors des rôles traditionnellement imposés aux filles. On lui parle de ses études et de ses passions ou on lui apprend à grimper aux arbres, par exemple.

Son jouet préféré est une tablette numérique
Les jeux de société, sont visiblement dépassés. Sans un écran entre les mains, pas de divertissements possible…
Décryptage : « les enfants sont habitués aux tablettes depuis le berceau, notamment parce qu’ils doivent souvent jouer tout seuls », explique Florence Millot. Si les écrans sont mauvais avant 3 ans, un enfant de 7 ou 8 ans peut aussi tirer des bénéfices cognitifs de certains jeux.
La bonne attitude : « rentrer dans son univers, même dix minutes, augmente la crédibilité du grand-parent qui pourra ensuite l’amener à une autre activité », conseille la psychologue. S’y mettre est la meilleure façon de comprendre de quoi il retourne et de lui montrer qu’on s’intéresse à ce qu’il fait. Cela permet aussi de sélectionner des jeux qualitatifs, par exemple en lien avec la nature, et de proposer des ponts avec des activités « réelles ».

Il passe son temps affalé sur le canapé à triturer son portable
Mon petit-fils gai et plein d’énergie a été marabouté. Chaque fois que je le vois, il est scotché à son siège et à son téléphone.

Décryptage : il se connecte en permanence aux réseaux sociaux et à sa « communauté ». Les ados construisent leur indépendance en s’appuyant sur leurs amis, parfois virtuels, qui pensent et parlent comme eux. « Le problème, c’est que les réseaux sociaux et les “like” amplifient considérablement le narcissisme des jeunes et peut les rendre accro », signale Florence Millot.
La bonne attitude : pour la spécialiste, le rôle du grand-parent n’est pas de juger, mais de préserver cette mission si importante de confident. « Il faut surtout être là pour écouter et conseiller l’enfant lorsqu’il rencontre des problèmes sur ces réseaux, car il n’en parlera généralement pas à ses parents. »

Merci à Isabelle Filliozat, psychologue et auteur d’Au cœur des émotions de l’enfant (éd. Marabout), et à Florence Millot, psychologue pour enfants.

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