5 bonnes raisons de laisser râler ses parents

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Pester, souffler, gronder… ils passent leur temps à ça ! La moue dédaigneuse, le sourcil au ciel, nos parents ne trouvent rien de positif à ce qui les entoure, même pas un tout petit peu ! La météo est indigente, la baguette trop cuite, le plombier pratique des prix prohibitifs, ils ne comprennent plus leurs petits-enfants… Et nous ? Nous ne leur rendons pas assez souvent visite. La liste des sujets qui les fâchent est in-fi-nie ! Alors ? On s’épargne de leur répondre. Ça ne servirait à rien. La preuve.

Tenter de les raisonner envenime le débat
Notre premier réflexe ? Leur démontrer par A+B que leurs sujets d’agacement sonnent creux ! Et leur expliquer que la facture un peu salée du plombier correspond à un déplacement le dimanche pour une urgence et que, oui, c’est une aubaine qu’il travaille le week-end. Mal nous en prend ! Nos réponses nourrissent la machine à rouspéter. Nos objections ne servent qu’à entretenir leurs convictions, affuter leurs arguments. Moralité, ils étaient fâchés, les voilà outrés.

C’est leur soupape de sécurité
Râler permet d’exprimer sa pensée, de vider son sac et de décharger son agressivité. Autrement dit, de se soulager. Ils extériorisent ainsi leurs frustrations, leur sentiment d’impuissance, et mettent en mots ce qu’ils ne peuvent peut-être plus mettre en action. Une manière de se débarrasser du stress qu’ils subissent, en somme. Dès lors, pourquoi pas ?

Ils entretiennent leur vitalité
Eh oui ! Quand on ne désire plus rien, que l’on n’a plus envie de rien, on arrête de râler. On se tait. Autrement dit, leur mauvaise humeur permanente peut aussi être interprétée comme un formidable signe de bonne santé. Une belle diatribe… et ils se sentent regonflés ! Pas question d’étouffer ça.

Ça les soude
En couple, entre amis, ronchonner contre le monde entier, ça rapproche. Un jeu de ping-pong, adapté à leur âge ! Le premier envoie son thème de prédilection : « Ah, ce n’est plus ce que c’était ! », le deuxième rebondit sur le sujet, ajoute une anecdote qui vient confirmer que « ce n’est vraiment plus ce que c’était », et hop, la conversation se tricote ! En roue libre, ils invectivent, comparent, soupèsent, vouent aux gémonies… Mais du coup, ils discutent et communiquent. Un bon point.

Ils font acte de patriotisme
Force est de le constater, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Avec le régime périgourdin et la haute-couture, râler est une spécificité hexagonale dont il serait vain d’espérer se débarrasser par la seule force de la pensée. Voilà plusieurs décennies qu’ils baignent dans cette ambiance, c’est même une marque de fabrique ! Bon, entendu, leur capacité à s’enflammer pour tout et rien s’accélère peut-être un peu avec l’âge, mais c’est comme ça, il faut faire avec. D’ailleurs, nous-mêmes…

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