Comment déjouer les arnaques sur Internet ?

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Sur le Web, l’inventivité des escrocs n’a plus de limites. Avec nos conseils, apprenez à démêler le vrai du faux pour ne plus vous faire avoir.

Les arnaques ne cessent de se multiplier, laissant bien souvent les victimes livrées à elles-mêmes. L’isolement de ces dernières et l’inventivité inépuisable des malfaiteurs rendent ces préjudices difficilement chiffrables. La fraude à la carte bancaire reste la mieux connue, car pour pouvoir se faire rembourser, il faut nécessairement porter plainte. Rassurez-vous cependant : certains indices mettent la puce à l’oreille et permettent de se protéger. Pour que le Web reste un havre de paix, suivez nos conseils.

Je n’utilise pas ma carte bancaire sur n’importe quel site
Le B.A.-BA :
sur le Web, le choix de la boutique est primordial. Préférez toujours un site ayant pignon sur rue et assurez-vous que les conditions générales de vente, l’adresse et le contact (e-mail, téléphone) du siège de la société sont facilement accessibles.

Pour plus de sécurité : vérifiez au moment de l’achat que le site est sécurisé. Un « s » doit figurer après le « http » dans la barre d’adresse du site. Cette garantie est symbolisée par un petit cadenas fermé, en haut de la fenêtre de paiement. Autre règle universelle, pour réaliser un achat sur Internet, il faut saisir le cryptogramme de sa carte bancaire (les trois chiffres figurant au dos), mais à aucun moment votre code confidentiel à quatre chiffres. Pour bénéficier d’un niveau de protection encore plus élevé, débloquez auprès de votre banque le service 3D Secure. Ce protocole est déjà mis en place sur de nombreux sites (SNCF, Fnac…). Il consiste en l’envoi d’un code par SMS sur votre smartphone, à saisir au moment du paiement, afin de vous authentifier comme l’acheteur réel et de confirmer le montant de la transaction.

Je me méfie des e-mails de phishing (ou hameçonnage)
Le B.A.-BA :
cette arnaque consiste à tenter de vous soutirer par mail vos données confidentielles (code d’accès à votre banque, à votre opérateur d’électricité ou de téléphone…) afin de réaliser des opérations en votre nom. Or, jamais un organisme officiel ou une entreprise ne demande à ses clients de communiquer ce type d’information par e-mail, sauf si vous les avez sollicités pour réinitialiser votre mot de passe. Les banques, elles, utilisent la voie postale pour ce type de requête.

Pour plus de sécurité : le message de phishing contient un lien dirigeant vers une page qui ressemble trait pour trait au site de l’entité qui vous a prétendument adressé ce message. Ne communiquez jamais vos mots de passe en cas de sollicitation par e-mail. Vérifiez avec attention l’adresse Web et le logo du message. Vous remarquez des erreurs de syntaxe ou de fautes d’orthographe ? Le message est probablement un phising. Si un doute subsiste, contactez le site officiel – et non celui du mail – avant de communiquer quelque information que ce soit.

Je ne fais pas confiance au Père Noël sur Facebook
Le B.A.-BA : des jeux concours avec des lots trop beaux pour être vrais, le dernier iPhone pour seulement 1 euro, des bons d’achats de 300 euros rien que pour vous… Facebook est devenu un terrain de chasse privilégié pour ces malfrats d’un nouveau genre. Si un profil vous « tague » sur un « post » de jeu concours, vérifiez aussitôt quand la page en question a été créée. Existe-il un règlement officiel ? Y a-t-il des fautes d’orthographe dans le nom des marques citées (par exemple HetM au lieu de H&M) ? Si vous n’êtes pas sûr, consultez les commentaires des autres internautes.

Pour plus de sécurité : certains faux comptes Facebook vont plus loin en vous envoyant un message vous indiquant que vous êtes le gagnant d’un bon d’achat de 300 euros. Cependant, vous apprenez vite que pour accéder à ce gain, il faut d’abord débloquer un ticket de loterie de 100 euros. On vous assure que cette somme sera intégralement remboursée lors de votre shopping et que serez donc à la tête d’un pactole gratuit de 400 euros. Sur Internet, ne payez jamais rien pour débloquer un éventuel gain substantiel. On ne paye pas ce qui devait être gratuit !

Je garde la tête froide lorsque j’achète des places de spectacle
Le B.A.-BA : tarifs exorbitants, places de seconde zone, copies de billets… C’est la nouvelle arnaque à la mode qui flirte avec la légalité. Certains sites proposent des places de concert, de théâtre ou de spectacle sans respecter la législation en matière de vente à distance. Sans prévenir l’acheteur, ils jouent sur la revente à des prix multipliés par deux ou trois de places achetées légalement et au prix officiel. Revendeurs immoraux + plateformes de mise en relation frauduleuse, voici la nouvelle équation des escroqueries culturelles.

Pour plus de sécurité : ces sites dépensent des sommes folles pour être bien référencées sur Google. Si on tape « concert U2 Stade France », ils figurent généralement dans les premier résultats. Pour vous appâter, ils proposent des places alors que le groupe joue à guichets fermés. Une fois sur le site, le piège se referme. Des messages alarmants – « Plus que 2 minutes pour avoir des places » par exemple –, s’affichent. Préférez les sites officiels (Fnac, Digitick, Ticketmaster…) et renseignez-vous sur le site en question avant l’achat. Fuyez par exemple un site comme Viagogo.

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