Une surcomplémentaire, ça vaut vraiment le coup ?

Zoé/L'un & l'autre

Avec la généralisation des contrats « responsables », les remboursements des mutuelles classiques ont baissé. Du coup, les surcomplémentaires fleurissent : elles proposent de compléter les remboursements de notre complémentaire, lorsque l’on juge certains soins insuffisamment pris en charge.

Des contrats coûteux…
Les surcomplémentaires couvrent les dépenses pas ou mal indemnisées par les mutuelles habituelles : prothèses, implants, cures thermales et, surtout, dépassements d’honoraires. Mais du coup, « elles sont souscrites par un public très consommateur de soins. Et par conséquent, elles sont chères : 40 à 60 euros par mois pour une formule intermédiaire, plus de 100 euros par mois pour une « confort ». Sachant qu’une mutuelle classique représente déjà en moyenne 932 euros annuels pour un actif et 1 246 euros pour un retraité ! », détaille Amina Walter, chez LeLynx.fr.

… et des contraintes administratives
Les surcomplémentaires ont un vilain défaut : les délais de carence. « Certains contrats prévoient douze mois sans remboursements après la souscription ! », prévient Amina Walter. Par ailleurs, si on souscrit chez un autre assureur que sa complémentaire, il faut, pour chaque remboursement, renvoyer le décompte de prestations de la complémentaire à la surcomplémentaire !

Il y a des alternatives
Pourquoi ne pas simplement demander à sa mutuelle un devis pour un contrat aux couvertures élargies (garanties de niveau 3) : cela reste souvent plus économique que d’additionner deux contrats. Dernière solution ? Ne pas prendre de surcomplémentaire ni étendre sa mutuelle mais « s’auto-assurer » : chaque mois, mettez de côté 120 euros (l’équivalent d’une bonne surcomplémentaire pour senior), à utiliser uniquement pour les dépenses de santé restant à votre charge. Le tout en s’efforçant de fréquenter des praticiens de « secteur 1 », sans dépassements !

À lire aussi

Je pars à la retraite, ai-je intérêt à garder ma mutuelle de salarié ?

Les conseils de l'experte

Amina Walter, Directrice Développement, LeLynx.fr: « Souscrivez plutôt une nouvelle mutuelle aux couvertures plus larges, pour garder un seul interlocuteur. Demandez une proposition à votre assureur, puis faites établir des devis via un comparateur… et choisissez la meilleure offre. Vous pouvez changer de mutuelle chaque année, en signalant votre décision un ou deux mois avant l’échéance du contrat. »

Publié le dans Conso futée

Sur le même thème