Voilà un autre effet de bord de la réforme des régimes de retraite complémentaire du privé que personne n’avait vu venir… Et il est une fois encore lié au malus de 10% devant s’appliquer aux futurs retraités à partir du 1er janvier 2019, s’ils demandent le versement de leur pension Agirc-Arrco dès qu’ils remplissent les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Alors que nous avions révélé il y a quelques jours le problème que cela posait pour les salariés pouvant partir avant 62 ans, il s’avère que le dispositif risque, en l’état, de pénaliser également ceux qui totaliseront plus que le nombre de trimestres requis, à 62 ans.

Prenons le cas d’une assurée, mère de trois enfants, pour laquelle la durée d’assurance requise pour le taux plein est fixée à 166 trimestres. Grâce aux trimestres de majoration pour enfants auxquels elle peut prétendre (24 pour trois enfants), elle aura réuni la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein un peu avant 59 ans car elle n’a pas interrompu sa carrière pour les élever. Mais comme l’âge minimum de la retraite est fixé à 62 ans, elle doit attendre d’avoir atteint cet âge minimal pour demander sa retraite. Elle fera donc liquider sa retraite à 62 ans, avec un peu plus de 182 trimestres au lieu des 166 requis. Mais malgré ses 16 trimestres de “trop”, on lui appliquera quand même un malus… Lire la suite sur Capital.fr, notre partenaire, droit, santé, argent.

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