Prendre sa retraite au Maroc, mode d’emploi

Delphine Warin

Petit guide des formalités avant de s’expatrier.

Quels papiers ?
Aucun visa n’est requis pour un séjour de moins de quatre-vingt-dix jours. Pour un séjour plus long, il faut obtenir une carte de résident, renouvelable chaque année. Au bout de trois ans de résidence, une carte valable dix ans peut être demandée.

Conduire au Maroc
Le code de la route impose aux conducteurs de plus de 65 ans titulaires du permis de conduire de passer une visite médicale tous les deux ans ; puis, tous les ans à partir de 75 ans.

Faut-il parler le darija ?
Parler l’arabe dialectal marocain est un « plus « au quotidien même si le français est très répandu.

Qu’emporter dans ses valises ?
On trouve tout sur place désormais mais certains produits, comme les vins et les fromages français, sont plus chers.

Peut-on se faire rembourser ses soins médicaux ?
Il y a de très bons praticiens et cliniques privées au Maroc. Certaines ont des accords avec la Caisse des Français de l’étranger mais il faut, en règle générale, avancer les frais. Le coût est souvent moins élevé qu’en France notamment pour les soins dentaires mais les frais d’hospitalisation peuvent vite grimper dans le privé.

Et pour les taxes ?
Les conventions rendent la fiscalité très attractive. En cas de domicile fiscal au Maroc (il faut y vivre plus de 183 jours par an en continu ou pas), les retraités bénéficient d’une réduction de 80% du montant de l’impôt applicable aux sommes transférées sur un compte en dirhams non convertibles. En cas de non transfert, ils bénéficient tout de même d’un abattement de 55% sur le montant brut de la pension. Ils sont également exemptés de la taxe d’habitation pendant trois ans.

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