Les lingettes, amies ou ennemies ?

Alex Hayden/AGE Fotostock

Nous les utilisons pour faire le ménage, nous démaquiller, éviter de trier le linge ou encore essuyer les fesses de nos petits-enfants… Les lingettes sont partout. Mais méritent-elles autant d’honneurs ?

40 % des foyers français en utilisent une quinzaine chaque semaine (soit 233 par seconde !). Un chiffre qui fait de nous les premiers consommateurs européens de ces tissus prêts à l’emploi. Le hic ? Nous produisons chaque année 23 kilos de déchets supplémentaires non recyclables par personne. Et les principes qu’elles contiennent ne sont pas anodins pour la planète et notre santé.

Poubelle pleine, portefeuille vide
Elles ont tout faux. Elles ont beau être composées de cellulose ou de viscose, les lingettes – cosmétiques ou détergentes – mettent 30 ans à se dégrader dans une déchetterie. Sans compter que le procédé qui permet de les fabriquer pollue beaucoup. Le marketing insiste sur le fait qu’elles ne consomment pas d’eau. C’est vrai. Mais pour rester humides, elles sont gorgées d’éléments pétrochimiques toxiques. Autre raison de les bannir de notre liste de courses : leur prix. Des études menées par l’Ademe ont montré qu’elles coûtaient quinze fois plus cher qu’un torchon réutilisable imprégné de détergent ou un coton imbibé de démaquillant.

Sauve qui peau
Mais ce n’est pas leur seule tare. Selon le WWF, les lingettes nettoyantes présenteraient des dangers pour la santé : plus concentrées en substances décapantes, elles sont aussi plus agressives pour notre système respiratoire et accroissent la résistance des bactéries qui peuplent notre intérieur. L’ONG recommande d’ailleurs de les utiliser avec des gants même si l’on n’est pas sujet à l’eczéma. Par ailleurs, on reproche aux lingettes intimes de provoquer, parfois, mycoses et cystites. Quant aux lingettes cosmétiques, elles déposent sur la peau un grand nombre de molécules que l’on ne rince pas favorisant ainsi la survenue d’allergie même lorsqu’elles sont étiquetées « peau sensible ». A bannir à tout prix : celles pour bébés. Une étude menée par 60 millions de consommateurs a révélé la présence, chez la plupart d’entre elles, de propylparabène et le phénoxyéthanol, deux substances pouvant perturber le système endocrinien de nos chérubins.

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Publié le dans Conso futée

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