Tout savoir avant de faire construire une véranda : coût, autorisation, impôts…

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En France, on compte autant de vérandas que de piscines. Il faut reconnaître qu’une extension lumineuse sans la perspective de longs et lourds travaux, c’est tentant !

Contraintes et autorisations
Aucune autorisation n’est nécessaire si la véranda fait moins de 9 m2. En-deçà de 20 m2 (40 m2 dans certaines zones), si la véranda ne porte pas la superficie de l’habitation au-delà de 170 m2, une déclaration préalable de travaux en mairie suffit (on attend un mois le feu vert). Au-dessus, un permis de construire est nécessaire. Comptez deux ou trois mois, voire davantage si l’intervention de l’architecte des bâtiments de France est nécessaire (en secteur sauvegardé, à proximité d’un monument, etc.). Attention, la surface créée est prise en compte pour le calcul du coefficient d’occupation des sols. Côté voisins, si le PLU ou le POS (plan d’occupation des sols) de votre commune ne précisent rien, éloignez la véranda d’au moins 1,90 m de la limite séparative en cas de vue droite (si elle permet de voir chez le voisin sans se pencher ni tourner la tête) ou de 60 cm avec une vue oblique. En lotissement, vérifiez que le projet est conforme au règlement.

Coûts de construction
Les tarifs démarrent autour de 10 000 € pour une verrière à structure en acier ou en aluminium : ces jardins d’hiver, idéaux en demi-saison, s’installent en une journée. Mais la pièce se révèle souvent une étuve en été et un frigo en hiver, gourmand en chauffage d’appoint. « Pour une véranda isolée, rattachée à la maison par une modification de ses ouvrants, vous dépenserez entre 1 100 et 3 000 € le m2. Le budget moyen s’élève à 21 500 € », explique Jean-Adrien Morac, auteur d’un ouvrage pratique. Et pour un modèle sophistiqué, avec toit plat et puits de lumière par exemple, 50 0000 à 80 000 €. « Le fabricant s’occupe des démarches administratives. Une fois l’autorisation obtenue, et après la fabrication en usine (deux à six mois), la pose s’effectue en une semaine à dix jours », détaille Jean-Adrien Morac.

Impôt et assurances
Un ajout de surface gonfle la valeur locative du bien, et donc la taxe d’habitation et la taxe foncière. Comme pour une piscine, on doit envoyer une déclaration d’achèvement sous 90 jours. Et prévenir l’assureur pour être couvert. « Une véranda dope en moyenne de 20 % le coût annuel de l’assurance multirisque habitation. Pour une centaine de mètres carrés, il passe de 297 à 357 € », constate Amina Walter, chez LeLynx.fr.

Et la plus-value ?
On augmente la surface de la maison, et donc son prix. « Et surtout, on ajoute du cachet à la maison, essentiel pour déclencher un coup de cœur », conclut Philippe Thomine-Desmazures.

Merci à Philippe Thomine-Desmazures, Directeur de Barnes côte Basque, Stéphane Gerbault, responsable transaction chez ERA Immobilier à Bordeaux, Amina Walter, directrice du développement et des partenariats chez LeLynx.fr et Jean-Adrien Morac, auteur des « Recettes pratiques pour réussir votre véranda ».

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Publié le dans Conso futée

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