Emploi à domicile : attention au « travail au gris » !

iStock / Gettyimages

Les particuliers employeurs sous-estiment les risques à recourir au travail au noir et plus encore à ce qu’on appelle le travail au gris. Cette méthode consiste à minorer le nombre d’heures réellement travaillées par son employé à domicile (garde-malade, femme de ménage…) lors de sa déclaration mensuelle. Et les Français en seraient friands d’après un nouveau baromètre réalisé par la société Oui Care. Ainsi, dans l’accompagnement des seniors à domicile, 41 % des Français interrogés avouent ne pas avoir déclaré tout ou partie des heures de leur salarié en 2018 (contre 32 % en 2013). Un chiffre déclaratif dont on imagine aisément qu’il pourrait être minoré par rapport à la réalité…

Des infractions dont les risques (jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende : l’Urssaf, qui collecte les cotisations sociales, ne fait pas de distinction entre le travail au noir et au gris) sont mal connus. En cas de redressement, les cotisations sociales éludées sont exigibles jusqu’à cinq ans en arrière, assorties d’une pénalité de 25 %, expliquait Florence Lemaistre Callies, avocate parisienne, à nos confrères de Capital.fr.

« Travailler au gris entraîne une prise de risque tant du côté de l’employeur que du salarié, et ne permet pas au travailleur de cotiser et d’acquérir des droits sociaux comme la retraite ou la Sécurité sociale », détaille Guillaume Richard, le PDG de Oui Care.

Nul n’est censé ignorer la loi et nul n’a intérêt à ignorer ses droits ! Démarches, aides, avantages… Jouez les employeurs dans les règles de l’art avec notre dossier complet ci-dessous. Et renseignez-vous bien aussi sur les aides auxquelles vous pourriez prétendre pour alléger la facture.

Emploi à domicile : les idées reçues

Publié le dans Conso futée

Sur le même thème