Aides sociales, fiscalité, retraite… Ce qui change en 2018

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Aides sociales, fiscalité, retraite, auto, santé… L’année 2018 promet de nombreux changements ! Le point sur ceux qui peuvent vous concerner.

Fiscalité

  • La CSG va augmenter : la Contribution Sociale Généralisée, prélevée à la source sur la plupart des revenus, à l’exception des prestations sociales et familiales – augmentera de 1,7 point en janvier 2018, en échange d’une baisse des cotisations salariales. Mais aucune contrepartie positive pour les 7 millions de retraités qui paient la CSG à taux plein.
  • Intérêts, dividendes et plus-values boursières (sauf au sein du PEA) seront soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30%. Les PEL et CEL ouverts à compter du 1er janvier seront aussi taxé. La fiscalité de l’assurance-vie reste inchangée jusqu’à 150 000 euros placés. Livrets A et LDD demeurent exonérés.
  • L’Impôt sur la Fortune devient Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Le barème et le seuil d’imposition de 1,3 millions restent inchangés. Seuls les actifs immobiliers – y compris les parts de « SCPI « ou de fonds communs de placements de type « OPCI » – demeurent dans l’assiette taxable (l’abattement de 30% sur la résidence principale et la réduction pour les dons perdurent). La nouvelle déclaration d’IFI sera à faire avec la déclaration des revenus.
  • La cellule de « régularisation », c’est fini ! Les contribuables ayant des comptes cachés à l’étranger ne pourront plus toquer à sa porte à compter du 1er janvier.

Immobilier

  • La taxe d’habitation va être progressivement supprimée pour 80% des ménages, c’est à dire ceux qui ne dépassent pas 27 000 euros de Revenu Fiscal de Référence pour un célibataire, ou 43 000 euros pour un couple (49 000 euros pour un couple avec une personne à charge, etc). La suppression progressive de la taxe d’habitation consiste en un dégrèvement de 30% en 2018, puis de 65% en 2019, et de 100% en 2020. Si vous remplissez les critères, votre taxe d’habitation chutera automatiquement d’un tiers en novembre 2018.
  • La réduction d’impôt PINEL est prolongée jusqu’en 2021, pour les investisseurs qui achètent un logement neuf pour le mettre en location, mais seulement dans les zones tendues A et B1.
  • La vente de terrain est encouragée : à compter de 2018 et jusqu’en 2020, un abattement exceptionnel de 70 à 85% sera accordé pour le calcul de la plus-value lors de la vente d’un terrain à bâtir en « zone tendue ».

Retraite

  • La revalorisation annuelle des pensions, indexée sur l’évolution des prix hors tabac, sera reportée d’octobre 2018 à janvier 2019. Gelées depuis 2013 en raison d’une inflation quasi-nulle, les retraites viennent d’augmenter de 0,8% en octobre 2017.
  • Le régime social des indépendants (RSI) sera progressivement supprimé pour être confié au régime général dès janvier 2018, avec une phase transitoire de deux ans.
  • À partir de 2018, les salariés de 60 ans ou plus qui cumulent plusieurs temps partiels pourront aussi bénéficier de la retraite progressive (jusqu’à présent pour cumuler une activité réduite et la perception d’une partie de sa retraite, il fallait exercer une seule activité salariée à temps partiel (la durée totale de travail reste comprise entre 40 et 80 % d’un temps plein)

Auto

  • Les taxes vont bondir de 7,6 centimes par litre sur le diesel en 2018 (+10 %), et de 3,9 centimes par litre sur l’essence.
  • En 2018, la « prime à la casse » pour acheter un véhicule moins polluant est élargie : elle fonctionnera toujours en cas de destruction d’un diesel d’avant 2001 mais aussi pour se débarrasser d’une voiture à essence d’avant 1997. Et cette prime sponsorisera désormais aussi l’achat de véhicules d’occasion (si le véhicule est éligible à une « vignette Crit’Air » 0, 1 ou 2). Enfin, ce bonus jusqu’ici réservé aux ménages non imposables sera maintenant accessible à tous (de 500 ou 1000 euros, il sera doublé pour les ménages modestes à 1000 ou 2000 euros).
  • Le barème du malus écologique pour l’achat d’un véhicule polluant devient plus sévère, le seuil d’émission de CO2 à partir duquel on est taxé baissant de 127g/km à 120g/km (la sanction dépasse les 1 000 euros dès 140g/km, à 1 050 euros contre 473 actuellement, relève Auto Plus)
  • L’achat de véhicules électriques moins aidé : lors de l’achat d’un véhicule électrique neuf, la prime à la conversion s’élèvera en 2018 à 2500 euros, contre 4 000 euros en 2017, s’ajoutant toujours au bonus de 6000 euros (soit 8 500 euros au total). Les hybrides rechargeables perdent leur prime de 1 000 euros.
  • Le prix des PV de stationnement –17 euros jusqu’ici – sera désormais fixé par les municipalités. A la clé, de belles augmentations dans certaines communes (jusqu’à 50 euros à Paris, ou 60 euros à Lyon, par exemple).

Santé

  • Le carnet de santé en ligne – le Dossier Médical Partagé -, actuellement expérimenté dans neuf départements, devrait progressivement être généralisé dans l’hexagone.
  • Le forfait hospitalier- inchangé depuis 2010 – augmentera de deux euros par jour pour passer à 20 euros (15 euros en psychiatrie). Pour ceux qui en disposent, la dépense sera prise en charge par la complémentaire santé.

Aides sociales

  • L’ASPA – allocation de solidarité aux personnes âgées – va être dopée de 30 euros mensuels en avril 2018, puis de 35 euros en janvier 2019 et 2020. Elle s’élèvera en 2018 à 903 euros par mois (contre 803 euros aujourd’hui) et à 1402 euros pour un couple (1 247 euros aujourd’hui). Et sa revalorisation annuelle – l’aide est indexée sur l’inflation sera avancée d’avril à janvier dès 2019.
  • L’Allocation adulte handicapé (AAH) grimpera de 811 euros par mois pour une personne seule à 860 euros au 1er novembre 2018, puis à 900 euros en novembre 2019 (elle sera ensuite revalorisée le premier avril chaque année). Attention, les règles de prise en compte des revenus d’un couple à l’AAH changent en novembre 2018 (niveau de ressources minimum garanti de 1 620 euros).
  • Exit les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité ! Leurs remplaçants, les premiers « chèques énergie », seront envoyés fin mars 2018. Critère d’éligibilité ? Afficher un revenu fiscal inférieur à 7 500 euros pour un célibataire (11 550 euros pour un couple), soit 4 millions de bénéficiaires potentiels. D’un montant maximum de 227 euros, le chèque moyen s’élèvera à 150 euros (il varie selon les revenus et la composition du foyer, une revalorisation de 50 euros étant prévue en 2019.

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