Sentir ses proches tout près de soi

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Qui n’a jamais reniflé un T-shirt, une écharpe ou une chemise de l’être cher pour se consoler de son absence ? Pour éviter que l’odeur ne s’envole avec le temps (ou le lavage), Katia Apalagueti a trouvé la parade : réaliser des parfums qui reproduisent le plus fidèlement possible les effluves de la personne de son choix. Après trois années de recherches, menées par l’unité de chimie organique et macromoléculaire du Havre, cet agent d’assurances de 52 ans a réussi à trouver la formule magique. Et fondé une entreprise, Kalain, avec son fils. La commercialisation doit débuter courant octobre.

Que l’on cherche à « mettre en bouteille » son enfant, son mari ou un parent disparu, le procédé reste identique. Il consiste à extraire une cinquantaine de molécules d’un vêtement non lavé – de préférence en soie ou en coton – et à les mélanger à de l’alcool pour obtenir la fragrance désirée. C’est à la mort de son père, il y a sept ans, que Katia Apalagueti a eu cette idée. Kalain comptabilise déjà une centaine de pré-commandes venant de France, d’Italie, du Canada, des États-Unis… Le coffret souvenir coûte la somme – pas vraiment modique – de 560 €. Mais peu importe le prix, pourvu qu’on ait le flacon.

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