Femme amoureuse, femme pas matheuse ?

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Pourquoi les femmes restent moins nombreuses que les hommes à embrasser des carrières scientifiques ? On a tout entendu sur le sujet, en termes de préjugés : elles n’auraient pas d’appétence pour la physique quantique et les maths; elles seraient moins compétentes et moins rigoureuses; elles s’autocensureraient par peur de ne pas assurer dans des milieux réputés machistes…

Mais une nouvelle étude lève enfin le voile sur ce mystère. Enfin, émet une nouvelle hypothèse. Mesdames, nous perdrions toutes nos facultés (de résoudre une équation, cela va de soi), dès que nous tombons amoureuses d’un partenaire que nous jugeons plus intelligent. Si, si, nous deviendrions de « parfaites idiotes » dès l’instant où nous chavirons pour un mâle capable de calculer de tête la racine carrée de son âge. C’est la conclusion d’expériences on ne peut plus sérieuses, menées par une équipe de chercheurs américains (dirigée par une femme !) et publiées dans la revue Journal of Applied Social Psychology. Ils ont demandé à un groupe de femmes de réaliser des exercices de mathématiques après leur avoir fait penser à un moment de leur vie où elles se sentaient particulièrement désirables. Résultat : les volontaires éprises d’un homme qu’elles jugent plus brillants qu’elles ont moins bien réussi. Même celles qui se disaient intéressées de prime abord par les disciplines scientifiques. En revanche, leur émoi n’a aucun impact sur leur intérêt pour les matières artistiques. Peut-être parce que quand on aime, on ne compte pas…

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