En Europe, les femmes les plus épanouies sexuellement sont…

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Les Hollandaises ! D’après une enquête Ifop réalisée auprès de 6000 femmes de six pays européens (France, Italie, Espagne, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni), c’est en Hollande que le taux de satisfaction sexuelle féminine est le plus élevé (38 %). À l’inverse, les femmes les moins satisfaites de leur vie sexuelle sont… les Françaises ! Près d’une sur trois a déclaré ne pas se sentir sexuellement épanouie. Et c’est d’ailleurs tout le mythe sensuel autour des pays latins que vient ébranler cette étude. Car juste derrière les Françaises, ce sont les Espagnoles et les Italiennes qui se disent les plus insatisfaites de leurs ébats (27 %).

En 2015 déjà, une étude soulignait la qualité de la vie sexuelle des Hollandaises : parmi les Européennes, ce sont elles qui déclaraient avoir le plus d’orgasmes. Ces femmes sont-elles simplement chanceuses ou sont-elles des menteuses (vous noterez la pointe de jalousie non dissimulée dans cette hypothèse passive-agressive) ? Plus sérieusement, cette pluie d’orgasmes essuyée par les Néerlandaises aurait en réalité plusieurs explications bien concrètes : le libéralisme en matière de mœurs en Hollande, la tolérance envers l’expression de la sexualité et l’importance donnée à l’éducation sexuelle des enfants, initiée à un âge beaucoup plus précoce qu’en France, comme l’indique cette enquête Ifop intitulée « Genre, sexualités et santé sexuelle ».

En France, le sexe anal plus pratiqué
Quant à la supposée insatisfaction des Françaises, elle ne semble pas liée au manque de partenaires ni de rapports sexuels, puisqu’elles ont en moyenne davantage de partenaires au cours de leur vie (environ huit) et de rapports sexuels hebdomadaires (au moins trois) que dans les autres pays sondés. La France est aussi le pays le plus « adepte » du sexe anal : 47 % des Françaises disent avoir déjà pratiqué la sodomie.

En revanche, c’est dans l’Hexagone que la proportion de femmes mécontentes de leur vie sentimentale est la plus élevée (28%). C’est quasiment deux fois plus qu’en Allemagne et en Hollande (16%). Un début d’explication, peut-être, complété par François Kraus, directeur de l’étude : «  On observe aussi une forte consommation d’antidépresseurs, un taux de chômage élevé, une plus grande difficulté à concilier vie professionnelle et familiale (liée à une plus grande présence sur le marché du travail) et une situation maritale moins stable, au regard de taux de mariage et de vie en couple plus faibles que dans les autres pays. » On se permet d’avancer notre hypothèse : les Françaises seraient-elles en fait plus exigeantes… ? 😉

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