Bâiller, une histoire d’empathie…

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Je bâille, tu bâilles et normalement nous bâillons tous ! Car il existe bien un effet de contagion. Il suffit que dans un groupe, l’une des personnes présentes ouvre grand la bouche, en émettant ce petit bruit caractéristique à l’expiration, pour que son voisin, sa voisine, voire l’assemblée entière y aille de son bâillement ! Et pas forcément parce que ledit voisin (ladite voisine ou l’assemblée entière) manque de sommeil ou baye aux corneilles. Non d’après les nombreuses études sur le sujet, la raison de ce bel élan de solidarité serait bien plus noble.

En fait, notre propension à suivre comme des moutons le premier bâilleur venu viendrait de notre capacité à éprouver de l’empathie. Regarder une personne se décrocher la mâchoire stimulerait nos neurones miroirs (ceux impliqués dans l’empathie, justement) et nous conduirait à l’imiter. Les bébés feraient preuve de plus de stoïcisme face à nos manifestations de fatigue car ils n’ont pas encore la maturité cérébrale pour ressentir de l’empathie. Avec de telles justifications scientifiques, on n’aura plus aucun scrupule à bâiller en société. Mais en mettant la main devant sa bouche, bien sûr !

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