Un lien entre pouls et déclin cognitif ?

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Le déclin cognitif, quand il est constaté par l’entourage ou les médecins, est souvent à un stade déjà trop avancé pour être freiné. Tout le but de la recherche aujourd’hui est de trouver des pistes pour prédire une future démence avant même que les premiers symptômes n’arrivent. C’est le but d’une nouvelle étude, présentée lors de la dernière conférence de l’American Heart Association qui s’est tenue à Chicago (États-Unis). Une équipe internationale de chercheurs a étudié les scanners de plus de 3 100 personnes pendant quinze ans et mesuré l’intensité du flux sanguin dans la zone du cou, menant au cerveau. En parallèle, ils ont mesuré les capacités de mémorisation et de résolution de problèmes des participants.

Résultat observé : les personnes ayant un pouls important au début de l’étude étaient 50 % plus susceptibles de souffrir de déclin cognitif que les autres. On ne connaît pas encore le lien entre ces pulsations plus rapides et la démence : abîment-elles les vaisseaux sanguins menant au cerveau ? Entraînent-elles des mini AVC invisibles mais non sans conséquences ?

Étudier les images d’un scanner quelques minutes suffira-t-il demain à évaluer le risque d’un patient ? C’est en tout cas ce qu’espère le Dr Scott Chiesa, qui a participé à l’étude. L’idée : « agir le plus tôt possible, trouver un moyen d’identifier qui glisse réellement vers une éventuelle démence et la cibler. »

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Publié le dans Check-up

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