6 choses à savoir sur le syndrome de l’intestin irritable

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Le SII sonne comme un nom de code ou d’agent secret ! Rien de plus normal finalement puisqu’il désigne un trouble fréquent mais longtemps méconnu ou minoré. Aujourd’hui, on s’intéresse de plus en plus à ce syndrome de l’intestin irritable, également baptisé syndrome du côlon irritable ou colopathie fonctionnelle.

  • Une définition de plus en plus précise. Souffrir d’un SII signifie souffrir tout court. Car selon les derniers critères validés, les douleurs abdominales chroniques (au moins 1 jour par semaine au cours des trois derniers mois) constituent l’un des premiers symptômes. Ballonnements, flatulences et spasmes alimentent ce ressenti douloureux. A cela s’ajoute un transit perturbé (constipation, diarrhée ou alternance des deux).
  • Un mal assez banal. On considère que 5 à 10 % de la population en pâtiraient. Pendant longtemps, on le disait purement psychosomatique puisque les coloscopies des gens atteints ne révélaient rien d’anormal. Aujourd’hui, on sait que le SII peut se traduire par une micro-inflammation des intestins ou par une modification du microbiote.
  • Les femmes en première ligne. Même si elles ne détiennent pas l’exclusivité du SII, elles en font plus les frais que les hommes. Les chiffres donnent deux femmes atteintes pour un homme !
  • Un retentissement sur la vie quotidienne. Comme toute pathologie chronique, le SII a des conséquences sur la qualité de vie au travail, dans son couple… Aux USA, des études ont montré qu’il générait 3,2 jours d’absence par an et par patient. Et que le coût de la prise en charge pour la société équivalait à celui de l’hypertension artérielle.
  • Le microbiote impliqué. De nombreuses recherchent portent sur la flore intestinale, ces micro-organismes (bactéries, virus, champignons…) qui colonisent nos intestins. On sait désormais que son altération a un lien avec des maladies inflammmatoires (Crohn, rectocolite hémorragique…), chroniques (obésité, diabète…) ou neuropsychiatriques (dépression, anxiété…). Et aussi avec le SII : chez deux tiers des personnes atteintes, le microbiote est anormal.
  • Des médicaments et des thérapies douces. Antispasmodiques et absorbants des gaz constituent la principale réponse thérapeutique. Un changement d’habitudes alimentaires (suppression des FODMAPS, ces sucres contenus dans certains fruits, légumes, laitages, produits industriels… qui fermentent) mais aussi les régulateurs de transit, l’hypnose et les thérapies comportementales apportent du soulagement rappelle le Pr Jean-Marc Sabaté, gastro-entérologue et l’un des fondateurs de l’APSSII, une association de patients.
  • La piste des probiotiques. On s’intéresse de plus en plus aux probiotiques pour rétablir l’équilibre de la flore intestinale. Lors d’une conférence organisée par le laboratoire Arkopharma à l’occasion du lancement de la gamme Vivomixx, les probiotiques les plus concentrés du marché, le Pr Sabaté suggère de tester une cure (quelle que soit la référence choisie) pendant un mois mais de ne pas continuer en l’absence d’amélioration des symptômes. Chez les personnes qui constatent un mieux, 4 semaines ne suffiront pas. Le traitement par probiotiques s’envisage sur du long terme.

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Publié le dans Check-up

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