Sommeil : faut-il éviter la mélatonine ?

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Avec l’âge, le sommeil  est de moins bonne qualité et nombre de seniors se tournent vers des solutions naturelles pour s’endormir, quand ce n’est pas vers des molécules chimiques (les Français sont champions en matière de consommation de somnifères). Depuis quelques années, de nouveaux compléments alimentaires, formulés à base de mélatonine, ont fait leur entrée dans les pharmacies. L’hormone du sommeil – sécrétée naturellement par l’organisme le soir venu – régule les rythmes chronobiologiques. Elle aide donc à l’endormissement et à lutter contre les effets du décalage horaire.

Mais la consommation de ces compléments alimentaires (estimée à environ 1,4 million) ne serait pas sans risque. C’est ce que révèle un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Des signalements d’effets indésirables (maux de tête, vertiges, nausées…) lui ont été transmis, incitant l’ANSES à évaluer les risques potentiels de ces formules en vente libre à base de mélatonine et émettre des recommandations.

L’ANSES déconseille ainsi l’utilisation de ces produits aux personnes asthmatiques, souffrant de maladies inflammatoires, de troubles de l’humeur ou du comportement. Elle rappelle bien sûr que ces compléments ne doivent pas être pris si l’on doit faire preuve d’une certaine vigilance, avant de prendre la route par exemple. Enfin, la consommation de ces produits étant récente, les données concernant d’éventuels risques à long terme ne sont pas connus. Par principe de précaution, l’ANSES conseille donc d’en modérer l’usage. Actuellement, la mélatonine – dans la limite de 2 mg / jour – est accessible à tous, sans ordonnance, en pharmacie et même en grandes et moyennes surfaces. Ce qui n’est pas le cas chez certains de nos voisins européens, qui la considèrent comme un médicament dès 0,3 mg de dosage.

Qu’il s’agisse de troubles du sommeil, de problèmes de poids ou de fatigue passagère, on préconise de toujours en parler à son médecin avant de prendre des compléments alimentaires, surtout si l’on souffre d’autres pathologies. Certains compléments – comme la mélatonine – peuvent en effet entrer en interaction avec d’autres médicaments.

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Publié le dans Check-up

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