Faire l’amour ou manger ? Les mâles ont choisi !

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Le sexe et la bouffe. Voilà les deux activités favorites de la plupart des mâles normalement constitués. Mais à l’heure du choix, il y a de fortes chances que ces messieurs préfèrent les plaisirs de la chair à ceux de la bonne chère. Pourquoi ? Parce qu’il semblerait bien que ce soit inscrit dans leur cerveau. C’est en tout cas ce qu’ont constaté des chercheurs américains en étudiant des nématodes, sortes de petits vers qui peuvent être soit mâles, soit hermaphrodites. Pas de femelles. Oui, c’est triste mais c’est comme ça.  Comme les hermaphrodites sont autosuffisants, les mâles doivent déployer de considérables efforts pour que l’espèce garde ses deux genres – on appelle ça l’instinct de survie.

Comment ? Grâce à un neurone bien particulier que les scientifiques ont nommé « neurone mystérieux du mâle », qui les pousse à rechercher l’activité sexuelle au détriment de la nourriture. Selon un des chercheurs, qui ont réussi à établir ces conclusions après un certain nombre d’expériences plutôt complexes, « nous avons prouvé en quoi la génétique et l’évolution des différences entre les deux sexes pouvaient amener des changements structurels dans le cerveau des vers mâles lorsqu’ils atteignent leur maturité sexuelle. Ces modifications prouvent que les cerveaux mâles fonctionnent différemment et leur permettent de se souvenir de leurs précédentes relations sexuelles et de faire du sexe une priorité dans les situations futures. » Un comportement que l’on pourrait extrapoler à d’autres espèces, dont la nôtre.

Voilà pourquoi faire passer les hommes pour de gros obsédés est tout à fait injuste : ils ne pensent qu’à assurer la survie de l’espèce. Mais après, ils ne disent pas non à une tartine de pâté. C’est que ça creuse, ces choses-là !

Publié le dans Check-up

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