Plantes à visée laxative : elles ne sont pas sans risque !

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On sait que l’utilisation de plantes n’est pas anodine et que l’automédication en phytothérapie peut-être dangereuse, notamment pour les personnes âgées qui suivent des traitements au long cours. L’Académie de pharmacie le rappelle dans un nouveau rapport et demande que certains compléments alimentaires soient retirés de la liste des produits accessibles en vente libre.

Dans le collimateur en particulier de l’institution : les plantes aux propriétés laxatives stimulantes qui contiennent des dérivés hydroxyanthracéniques, comme la bourdaine, le cassier, le séné… Les compléments alimentaires qui en contiennent affichent des promesses comme « améliore le transit intestinal » ou encore « spécial ventre plat ». Et parce qu’ils sont en vente libre, trop de consommateurs pensent – à tort – que ces gélules sont sans danger. Or, ces plantes aux propriétés laxatives ne sont pas sans danger, notamment en cas d’usage prolongé. Elles aggravent souvent le problème de constipation, peuvent être à l’origine de lésions définitives de la paroi interne de l’intestin et pourraient même augmenter le risque de cancer du colon.

Pour l’Académie de pharmacie tous les compléments contenant ce genre de plantes devraient afficher clairement les contre-indications, signaler le risque d’interaction médicamenteuse et indiquer une dose et une durée de traitement à ne pas dépasser. Bref, être considérés comme des médicaments…

Pour lutter contre la constipation, on conseille plutôt de revoir son alimentation, son hydratation et de recourir à des méthodes douces (massages, acupuncture, ostéopathie…).

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Publié le dans Check-up

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