Phytothérapie, on se lance ?

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C’est quoi, au juste ?
Tisane au thym, infusion de camomille, gélules « jambes lourdes » au marron d’Inde… Dès que l’on utilise une plante pour se soigner, on pratique la phytothérapie. De nombreux médicaments conventionnels, comme l’aspirine, sont issus des végétaux. Mais les principes actifs qu’ils intègrent sont bien plus concentrés que dans une préparation de phytothérapie. Dans cette dernière en revanche, on se sert de la plante dans sa totalité, fraîche ou séchée, ou bien sous forme d’extraits ou de macérations.

C’est indiqué pour quoi ?
Un rhume, une indigestion, des insomnies, un coup de fatigue… La plupart des maux du quotidien peuvent être guéris par les plantes, éventuellement en automédication, sous forme de gélules ou de tisanes. Cela marche aussi pour les traitements au long cours, pour des problèmes comme l’insuffisance veineuse, l’arthrose ou l’anxiété, ainsi qu’en traitement préventif, contre les cystites à répétition par exemple.

Mais ça n’a aucun effet sur…
… une infection avec de la fièvre. Dans ce cas, on préfèrera un traitement plus concentré et puissant, par exemple d’aromathérapie. Ce n’est pas indiqué non plus pour l’hypertension ou le diabète, qui doivent faire l’objet d’une prise en charge médicale. Quelle que soit la plante utilisée, on doit de toute façon consulter un médecin si les symptômes ne s’améliorent pas au bout de quarante-huit heures.

C’est abordable ?
C’est très variable en fonction de la plante, de sa forme, du traitement… Les gélules reviennent entre 10 € et 30 € pour une cure d’un mois, les plantes séchées entre 3 € et 10 € les 100 grammes. Enfin, on trouve des boîtes de tisanes en sachets à partir de 3 €.

À qui s’adresser ?
Pour une prescription précise et un suivi médical, mieux vaut consulter un médecin phytothérapeute. C’est indispensable si on prend déjà des médicaments ou que l’on souffre d’une maladie chronique. Pour les petits maux du quotidien, on peut simplement demander conseil à son pharmacien.

Notre verdict :
Oui à la phyto ! Cet hiver, on prend des tisanes d’échinacée pour stimuler l’immunité, du thym lorsque l’on attrape un rhume ou encore des gélules de feuille de vigne pour améliorer l’insuffisance veineuse. Par contre, pas d’automédication avec une grosse bronchite : on file chez le médecin !

Lire aussi : Se soigner avec l’aromathérapie et Osthéopathie, démêler le vrai du faux

Ce qu'ils en disent : conseil et témoignage

Le conseil du spécialiste : le Dr Jacques Labescat, médecin phytothérapeute et homéopathe
« Le problème de la phytothérapie, c’est qu’il faut être sûr de la qualité des plantes. Une plante séchée peut avoir dépassé sa date de péremption et ne plus être active, ou bien elle peut avoir été cultivée dans de mauvaises conditions et contenir des produits chimiques. Il est essentiel de s’informer sur leur origine. L’idéal est de trouver une herboristerie ou d’en discuter avec un pharmacien spécialisé. »

L’avis de Michèle, 53 ans, qui a testé le fenouil contre l’indigestion
« J’ai un remède traditionnel pendant les fêtes : la tisane de fenouil. J’achète des graines bio et j’en fais bouillir 2 cuillerées à soupe dans une casserole d’eau. À boire bien chaud, juste après un repas trop lourd ! Si j’ai un peu la nausée, je rajoute du gingembre frais râpé. »

 

Publié le dans Check-up

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