Pénurie de médicaments : des solutions existent

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En 2017, l’Agence de Médicament (ANSM) a reçu 530 signalements de ruptures de stock de médicaments émis par les pharmacies, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2016 où 405 médicaments étaient concernés. On parle de rupture lorsqu’une pharmacie ne peut délivrer à un patient un médicament dans un délai de 72 H. Les plus touchés par cette pénurie sont les anti-infectieux, dont les vaccins, les traitements du système nerveux (épilepsie, maladie de Parkinson), suivis de près par les anticancéreux. Appartenant à la catégorie des MITM (médicaments d’intérêt thérapeutique majeur), leur absence peut entraîner un « risque grave et immédiat » pour le patient. La mondialisation des chaînes de production des médicaments contribue largement à ces ruptures de plus en plus importantes. Avec des matières premières venant d’Asie, envoyées dans un second pays pour la confection et dans un autre pour le conditionnement, un seul maillon manquant crée inévitablement une rupture de stock. La loi santé votée jeudi dernier tente de contrer ces pénuries incessantes en obligeant les industriels à tenir un plan de gestion. Ils devront par exemple prévoir un stock supplémentaire pour les médicaments à risque.

Pour les patients quelques recours peuvent être envisagés :

– En accord avec le médecin, prescripteur, le pharmacien peut proposer un traitement équivalent. Toutefois, certains médicaments, traitant la maladie de Parkinson par exemple, n’ont pas d’alternative.
– Vérifiez régulièrement les informations concernant les pénuries sur le site de l’ANSM
– Vous pouvez vous rendre à l’hôpital qui dispose d’un stock important de médicaments
– Si vous êtes frontaliers, essayez les pays voisins qui eux disposent peut-être de ces traitements.

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Publié le dans Check-up

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