Passer un scanner sans stress

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A ne pas confondre avec l’IRM, cet appareil rotatif utilise les rayons X et un système de reconstitution d’images afin d’observer en détail les différentes parties du corps.

Comment ça se passe ? Une fois dévêtu (et débarrassé de tout objet métallique), le patient s’allonge sur le dos. Si les besoins de l’examen l’exigent, on lui injecte par perfusion intraveineuse un produit de contraste au niveau du pli du coude. Le plateau sur lequel il reste étendu se déplace au centre d’un anneau. Il faut alors se tenir immobile et bloquer sa respiration pendant que le scanner pivote. Le tout dure une dizaine de minutes.

Ça sert à quoi ? Le scanner, souvent prescrit après une radiologie simple, vise à rechercher différentes anomalies que l’on ne perçoit pas avec celle-ci tels que des kystes, des tumeurs, des infections ou des hémorragies. C’est par exemple un outil de choix pour détecter les lésions liées au tabac, comme les nodules, les bulles d’emphysème ou une dilatation des bronches.

Même pas peur, même pas mal ! Le scanner en lui-même n’a rien de douloureux. Mais dès lors qu’on lui administre un produit de contraste, le patient peut souffrir de bouffées de chaleur. Quant aux vraies manifestations allergiques, elles existent mais demeurent très rares. En dehors de ces cas de figure, si l’injection fait mal, c’est qu’elle a été pratiquée à côté de la veine. Signalez-le alors immédiatement au praticien, afin qu’il cesse immédiatement toute manipulation.

Quelle préparation ? Si l’on passe un scanner simple, aucune précaution n’est nécessaire si ce n’est d’éviter de multiplier les examens car ce procédé est irradiant. Employé avec excès, il majore le risque de développer certaines maladies type tumeurs cancéreuses. Lorsqu’il y a une injection, un médecin effectue en amont un interrogatoire médical, afin de savoir si la personne tolère les produits iodés, si elle souffre d’insuffisance rénale ou de diabète. On prescrit parfois aussi une prise de sang. Il faut arrêter certains médicaments, tels que les antidiabétiques oraux, quelques jours auparavant. Le jour même, il n’y a pas d’obligation de venir à jeun même si on vous recommandera toutefois de vous présenter le ventre vide car une réaction allergique n’est jamais à exclure. Si le patient a déjà eu des antécédents dans ce domaine, on préféra souvent changer de produit de contraste plutôt que de lui administrer un traitement antihistaminique.

Et après ? Vous pouvez repartir chez vous, boire et manger normalement.

Merci au Dr Jean-Brice Gayet, radiologue à Paris.

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Publié le dans Check-up

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