La liste noire des médicaments à éviter

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Pour la sixième année consécutive, la revue indépendante Prescrire publie sa liste des médicaments dont la balance bénéfices-risques est mauvaise dans les situations pour lesquelles ils sont autorisés. Autrement dit, ceux qu’ils seraient bons de retirer du marché en raison de leur nocivité. Ils ont analysé durant huit ans 90 médicaments, dont 79 commercialisés en France. L’an dernier, 3 médicaments qui figuraient dans le bilan des médicaments que Prescrire conseillait d’écarter ont cessé d’être commercialisés. Il s’agit du ranélate de strontium (commercialisé sous le nom de Protelos entre autres) dans le traitement de l’ostéoporose ; de l’association dexaméthasone + salicylamide + salicylate d’hydroxyéthyle (Percutalgine par exemple) utilisée pour les tendinites et les entorses, et du catumaxomab (Removab) dans l’ascite maligne (un épanchement liquidien au niveau abdominal).

Ce bilan fait l’inventaire, par domaine thérapeutique (12 au total), des molécules qui n’offrent pas d’intérêt pour le patient. Et on en trouve partout, du traitement de l’hypertension à celui de la maladie d’Alzheimer, en passant par les antidouleurs. A noter cette année, l’entrée de nouvelles molécules du quotidien (disponibles sans ordonnance), comme le nifuroxazide (Ercéfuryl par exemple), un anti-diarrhéique, ou encore la métopimazine (Vogalène, Vogalib), un neuroleptique couramment utilisé comme antiémétique (anti vomitif) pour lesquels Prescrire émet un avis défavorable.

La revue diffuse gratuitement (en PDF) ce bilan sur www.prescrire.org, et explique pour chacun des médicaments analysés pourquoi il faut l’éviter et les alternatives existantes. Si votre traitement actuel fait partie de la liste, pas question pour autant de l’arrêter brutalement. Prenez rendez-vous avec votre médecin pour lui en parler.

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Publié le dans Check-up

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