Un médicament contre l’ostéoporose protège aussi le cœur

iStock / Gettyimages

L’alendronate, un traitement de l’ostéoporose couramment utilisé après la ménopause (il fait partie des biphosphonates), aurait aussi des bénéfices sur la santé cardiovasculaire des patients. C’est ce que révèle une étude publiée dans Journal of Bone and Mineral Research. Cette molécule, bien connue pour réduire le risque de fractures vertébrales et de la hanche, diminuerait en effet de moitié les risques à dix ans.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi 35 000 patients présentant une fracture de la hanche durant plus de dix ans. Parmi eux, 13 % avaient reçu cet inhibiteur de la résorption osseuse (couramment utilisé en première intention). Dès un an de traitement, ils ont observé une réduction du risque de décès cardiovasculaire de 67 % et du risque d’infarctus de 45 %. L’AVC était aussi moins courant chez ces malades, avec une diminution du risque de 18 %.

Les effets protecteurs de cette molécule (l’auteur parle d’« effet collatéral positif ») ne sont pas observés avec d’autres traitements contre l’ostéoporose, indiquent les chercheurs de l’université de Hongkong. C’est le radical nitrogène de la molécule qui serait responsable de cet effet sur le cholestérol et donc sur les maladies cardiovasculaires.

À partir de la ménopause, en l’absence d’hormones qui contrôlaient jusque-là le remodelage osseux, la qualité des os se dégrade. Une femme sur trois aura une fracture après 50 ans (et un homme sur cinq). Les personnes de plus de 50 ans hospitalisées pour une fracture sont de plus en plus nombreuses chaque année (+ 10 % entre 2011 et 2013 par exemple), tandis que l’examen de dépistage de référence – l’ostéodensitométrie – recule de 6 % par an.

Lire aussi

Ostéoporose : êtes-vous à risque ? Testez-vous

Publié le dans Check-up

Sur le même thème