Médecines douces : en finir avec les idées reçues

seasons.agency / Stutz / StudioX

Il y a ceux qui croient dur comme fer aux médecines alternatives et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. Le point pour mettre tout le monde d’accord !

Les médecines douces sont enseignées à la faculté de médecine
Vrai et faux. Certaines facultés proposent une formation aux médecines complémentaires. Mais pour aller plus loin, les praticiens doivent suivre des spécialisations. Depuis 2007, un diplôme d’État sanctionne la pratique de l’acupuncture et six universités l’ont intégré dans leur formation. Mais seule la faculté de médecine de Bobigny propose une formation théorique, en médecine chinoise.

Il en existe plus de 400 différentes
Vrai. On les appelle des MAC (médecines alternatives et complémentaires). Certaines sont bien connues comme l’homéopathie, l’ostéopathie, l’hypnose ou l’acupuncture. D’autres, comme la médecine ayurvédique, sont plus proches d’un art de vivre que d’une médecine classique. Leur succès repose sur la prise en compte globale de l’individu et le fait qu’elles permettent de prévenir certaines maladies en favorisant la résistance naturelle.

La médecine chinoise, c’est bien pour atténuer les effets secondaires des traitements
Vrai. Elle envisage l’individu dans sa globalité, en associant le corps et l’esprit. Elle considère que la souffrance de l’un produit des effets sur l’autre. C’est ainsi qu’elle va se concentrer sur l’être qui souffre d’une maladie plutôt que sur l’organe malade. En associant phytothérapie, acupuncture et massages, elle soulage efficacement les effets secondaires de certains protocoles de soins.

Médecines douces, alternatives, complémentaires… tout ça, c’est pareil !
Vrai et faux. Attention aux mots. Les médecines alternatives ne peuvent pas remplacer les traitements classiques mais elles accompagnent les soins ou soulagent les effets secondaires. En plein essor – plus d’un Français sur deux déclarent y recourir –, ces approches regroupent des techniques et des procédés aussi nombreux que diversifiés. Mais gare aux charlatans.

Certaines pratiques sont reconnues
Vrai. Le Conseil national de l’ordre des médecins reconnaît quatre MAC (acupuncture, homéopathie, mésothérapie et ostéopathie). Certaines ont d’ailleurs fait leur entrée à l’hôpital, dans les services d’oncologie notamment pour soulager les patients. Aujourd’hui, un médecin sur cinq avec une spécialité en médecine alternative ou complémentaire exerce à l’hôpital.

Il n’y a pas d’étude sérieuse sur le sujet
Vrai et faux. Ces médecines sont difficiles à évaluer car elles sont généralement le fruit d’une approche personnalisée. Les études cliniques sont confrontées à des limites méthodologiques (pas de traitements « en double aveugle », des critères d’efficacité subjectifs…). Et quand elles existent, beaucoup ne leur trouvent qu’un effet placebo. Les résultats d’une étude menée à l’hôpital devraient toutefois être présentés dans l’année.

Lire aussi Se soigner avec l’aromathérapie

Publié le dans Check-up

Sur le même thème

En finir avec les aphtes

Les aphtes sont des ulcérations de la muqueuse buccale très fréquentes. Une personne sur deux en aura au moins une fois dans sa vie. Leur cause demeure inconnue mais[...]