L’écho-doppler sans stress

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Destiné à visualiser les veines et artères ainsi qu’à évaluer la vitesse et le sens des flux sanguins, cet examen est souvent prescrit en cas de suspicion de phlébite.

Comment ça se passe ?
Le patient est généralement allongé. Le médecin pose un gel sur la zone à examiner pour faciliter le passage des ultrasons. Grâce aux ondes échographiques de sa sonde, il distingue les vaisseaux sanguins et les tissus avoisinants tandis que le doppler mesure les déplacements des globules rouges.

Ça sert à quoi ?
Cet examen est un préalable indispensable à tout traitement contre les varices. Mais il permet également de détecter une thrombose veineuse ou « phlébite », c’est-à-dire la présence d’un caillot dans une veine qui peut provoquer une embolie pulmonaire. Le praticien tente aussi de repérer des plaques d’athérome, dépôts graisseux qui se logent sur la paroi interne des artères et qui sont à l’origine de nombreuses pathologies cardio-vasculaires, particulièrement chez les patients fumeurs ou sujets au cholestérol. On utilise enfin l’écho-doppler dans le dépistage et le suivi d’anévrismes, notamment de l’aorte.

Même pas peur, même pas mal
Le geste est non-invasif, ne produit pas de rayons X ou d’irradiations et est généralement ressenti comme indolore. Il est toutefois possible, dans le cadre de la recherche de phlébites, que la compression effectuée le long des veines suscite une certaine gêne chez la personne auscultée. Les explorations abdominales faites à l’écho-doppler, plus appuyées, peuvent parfois aussi être ressenties comme pénibles.

On s’y prépare comment ?
Aucune précaution n’est nécessaire avant un écho-doppler sinon de ne pas appliquer, le jour-même, de crème ou de pommade sur la zone à étudier. Cependant, si l’on doit observer des vaisseaux dans l’abdomen et le petit bassin, il est parfois impératif d’être à jeun ou d’avoir suivi un régime particulier (sans résidus) pendant les jours qui précèdent l’examen. Les gaz intestinaux entravent en effet le passage des ultrasons.

Et après ?
L’excès de gel nettoyé, il est possible de reprendre immédiatement ses activités habituelles.

Merci au Dr Kahina Betroune, phlébologue à Paris.

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Publié le dans Check-up

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