Le traitement hormonal Androcur responsable de troubles neurologiques

SIPA

Il existe depuis les années 80 et a accompagné, souvent pendant des années de traitement, des milliers de femmes comme contraceptif, pour lutter contre l’acné ou encore une pilosité excessive (hirsutisme). L’Androcur est aujourd’hui sur le banc des accusés. L’ANSM va réviser les recommandations relatives à sa prescription et a créé depuis juin un comité scientifique pour établir « des recommandations d’utilisation de ce produit et des mesures d’encadrement du risque », peut-on lire sur leur communiqué. Et il était temps. Ce médicament (acétate de cyprotérone) et ses génériques font en effet l’objet d’une surveillance particulière depuis 2009.

Et les conclusions de l’étude pharmaco-épidémiologique menée par l’Assurance maladie en coopération avec le service de neurochirurgie de l’hôpital Lariboisière, durant sept ans et sur 250 000 femmes exposées à la molécule est sans appel. L’Androcur augmenterait le risque de méningiome par 7 pour les femmes traitées par de fortes doses sur une longue période (plus de six mois) et par 20 après cinq années de traitement. Des résultats que les spécialistes eux-mêmes estiment sous-évalués. Plus de 500 femmes prenant ce médicament ont subi une intervention pour un méningiome entre 2007 et 2015. Il s’agit d’une tumeur cérébrale – elle se développe à partir des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière – certes le plus souvent bénigne, mais qui peut occasionner de graves séquelles : troubles de la mémoire, épilepsie…

Plus que jamais, l’ANSM appelle à partager tout effet indésirable suspecté d’être lié à la prise de ce traitement via la plateforme https://signalement.social-sante.gouv.fr

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Publié le dans Check-up

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