Le régime paléo est-il adapté aux seniors ?

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Cette diète qui se base sur les habitudes de nos ancêtres du paléolithique se proclame comme le seul mode d’alimentation adapté à notre patrimoine génétique. Elle n’autorise que les aliments de l’époque : viandes maigres, poissons, œufs (protéines), fruits à coque et graines (courge, tournesol), miel, fruits et légumes frais, le tout de préférence bio. Il faut éviter les céréales (hormis riz, sarrasin) et les produits dérivés (farine, pâtes, biscuits), les laitages, les pommes de terre et certaines légumineuses, ainsi que tous les produits industriels.

Les + du régime paléo
Sans sucre ni gras saturé et riche en protéines, le régime Paléo permet de perdre du poids si l’on s’y met radicalement, en respectant la première phase de « déconditionnement » qui vise à se désintoxiquer de notre nourriture bien trop transformée. Protéines et fibres assurent la satiété.

Les – du régime paléo
Peu varié (on supprime quand même les céréales et laitages), monotone, il est peu tenable à long terme. Il s’appuie sur une simplification abusive de ce que la science sait de la nourriture des hommes du paléolithique : certains étaient par exemple plus omnivores que carnivores. Or, 30 % de l’apport calorique du régime Paléo provient des protéines, alors que les autorités de santé n’en recommandent que 15 à 20 % pour équilibrer son poids sans fatiguer ses reins.

Pour qui ?
Les personnes dotées d’une volonté de fer, sans quoi l’effet Yo-Yo est à craindre, une fois passée la perte de poids rapide des deux premières semaines.

Pour aller plus loin : Le Régime Paléo, du Pr Loren Cordain (éd. Hachette Forme).

Voir aussi nos conseils pour le régime Weight Watchers, le régime IG (index gycémique) et la diète Low carb.

Lire aussi Le nouveau régime IG (index glycémique), c’est pour moi ?

Publié le dans Check-up

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