L’arthroscopie du genou sans stress

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Cette technique opératoire permet de réparer les lésions avec une grande précision sans avoir besoin d’ouvrir l’articulation.

Comment ça se passe?
Elle se déroule sous une courte anesthésie générale ou locorégionale (par rachianesthésie). Le chirurgien effectue deux petites incisions de 3 mm de part et d’autre du tendon rotulien. Il y introduit les instruments chirurgicaux (pince, aspirateur) et une fibre optique (un arthroscope) reliée à une caméra, afin de visualiser l’intérieur de l’articulation sur un écran de contrôle. Une troisième incision peut être réalisée pour irriguer en permanence l’articulation avec du sérum physiologique et éliminer les débris cartilagineux. À la fin de l’intervention, le chirurgien suture les incisions avec deux fils résorbables (ils tomberont en trois semaines) puis pose un pansement et une attelle.

Ça sert à quoi ?
L’arthroscopie permet de réparer une déchirure des ligaments croisés, de « recoudre » une fissure du ménisque ou de pratiquer un lavage articulaire pour éliminer les particules de cartilage coinçant l’articulation, en cas d’arthrose. On l’utilise aussi pour traiter des pathologies de la rotule, une inflammation de la membrane synoviale (synovite) ou un repli synovial intra-articulaire (une Plica), qui provoque des frottements douloureux et une usure du cartilage.

Même pas peur, même pas mal
La piqûre de rachianesthésie est comparable à celle d’une prise de sang ou d’un vaccin. L’injection s’effectue entre deux vertèbres lombaires, tout en bas de la colonne vertébrale, en position assise (gardez le dos bien rond) ou en restant couché sur le côté. Il est normal de ressentir quelques fourmillements. En revanche, si la piqûre fait vraiment mal, signalez-le au praticien.

Quelle préparation?
Une consultation d’anesthésie préopératoire est programmée quelques jours avant l’intervention afin de dépister les risques liés à l’anesthésie. C’est le moment de signaler vos traitements en cours (anticoagulant, antidiabétique, etc.) et de préciser si vous êtes allergique à certains produits. La veille de l’arthroscopie, rasez-vous entièrement la jambe et le genou afin de limiter tout risque d’infection. Le jour J, vous arrivez à jeun (ni eau ni nourriture après minuit), douché à la Bétadine (un antiseptique marron… qui tache) et avec une paire de cannes anglaises.

Et après ?
Avant votre sortie, le jour même, un kinésithérapeute commence à vous faire marcher et vous conseille pour mobiliser votre genou une fois à la maison et récupérer du tonus. Des séances de kiné peuvent être nécessaires, selon la pathologie. Des antalgiques et des anticoagulants sont prescrits pour gérer la douleur et prévenir le risque de phlébite.

Merci au Dr David Cattan, chirurgien spécialiste du genou à Paris.

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Publié le dans Check-up

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