L’apnée du sommeil affecterait aussi le cerveau !

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Vous vous réveillez fatigué tous les matins ? Un signe à ne pas négliger, surtout après 50 ans. Plusieurs études ont déjà fait le lien entre un sommeil de mauvaise qualité et un risque de démence accrue. Dans un nouvel opus, des chercheurs de l’université de médecine de New York montrent que souffrir d’apnée obstructive du sommeil un syndrome qui touche environ 2 millions de Français (particulièrement les hommes entre 55 et 70 ans) – augmenterait aussi les risques d’Alzheimer.

Ces pauses respiratoires, qui provoquent de l’hypertension et des troubles cardiaques, ne seraient donc pas non plus sans conséquence sur le cerveau. Selon les scientifiques, elles augmenteraient de façon significative la présence de plaques bêta-amyloïdes, un marqueur de démence détectable dans le liquide céphalo-rachidien. Pour arriver à ce résultat, ils ont suivi 208 personnes âgées pendant deux ans. Aucun n’avait de problèmes de santé pouvant affecter leurs fonctions cognitives. Mais la moitié souffrait d’apnées du sommeil (à des degrés divers), non soignées par pression positive continue, le traitement le plus couramment utilisé. Résultat : il existe un lien entre la gravité des symptômes d’apnée et la concentration de protéines bêta-amyloïdes du cerveau.

Cette nouvelle étude souligne l’importance d’un dépistage de la maladie (trop de personnes âgées assimilent les apnées à de simples ronflements sans conséquence) et de suivre un traitement, même s’il est invasif.

* publiée dans la revue American Journal of Respiratory

Un implant pour lutter contre l’apnée du sommeil

Publié le dans Check-up

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