La réjuvénation vaginale, le must anti-sécheresse ?

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Cette procédure simple, non chirurgicale et non hormonale, est présentée comme la nouvelle solution pour combattre les inconforts vaginaux. Mise au point sur un traitement parfois controversé.

C’est inspiré de la médecine anti-âge
Vrai. Pratiquées sur le visage pour réduire les rides, les taches liées au soleil…, ces techniques (laser ou radiofréquence) réactivent la stimulation des fibres de collagène de la peau pour la rajeunir. Adaptées à la sphère vaginale et à ses muqueuses qui, avec l’âge, s’affinent, se fragilisent et sont moins bien irriguées, elles relancent la lubrification pour éviter démangeaisons, tiraillements et brûlures provoquées par la sécheresse intime. Une aubaine pour toutes celles qui souffrent en silence au quotidien et/ou qui tirent un trait sur leur sexualité, n’y trouvant plus de plaisir.

Il existe plusieurs façons de procéder
Vrai. On différencie deux procédés : le laser fractionné CO2 (type SmaXel ou MonaLisa Touch) ou radiofréquence (type ThermiVa). Avec le premier, on introduit un petit tube dans lequel « voyage » un rayon laser délivré par impulsions : cela provoque un effet thermique en profondeur sur toute la surface du vagin qui relance sa vascularisation et sa lubrification. La séance dure environ 10 minutes, il en faut 3 à 4, espacées de 4 à 6 semaines. La seconde méthode diffuse pendant 30 minutes, via une sonde plus fine qu’un doigt, une chaleur douce faite d’impulsions de radiofréquence qui pénètrent les tissus du vagin, de la vulve, des petites lèvres. Prévoir deux à quatre rendez-vous, espacés de quinze jours à un mois. C’est cher : entre 300 € (laser) et 850 € (radiofréquence) la séance, mais les effets durent au minimum deux ans, voire bien plus selon les patientes.

C’est plutôt douloureux
Faux. Dans les deux cas, chaque séance est réalisée au cabinet du gynécologue, sans anesthésie. On ne ressent que de légers picotements, et les patientes n’éprouvent pas de gêne particulière en rentrant chez elles. Mieux vaut cependant éviter les rapports sexuels pendant un jour ou deux.

Ça ne concerne que les femmes ménopausées
Faux. La lubrification vaginale ne fait pas défaut seulement en vieillissant. Les femmes de tout âge peuvent connaître sécheresse et atrophie vaginale, notamment après un cancer du sein, de l’utérus, ou à la suite d’une ménopause chimique brutale (provoquée par un traitement ou une intervention chirurgicale).

Cela sert à traiter d’autres problèmes gynécos
Vrai et faux. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) a pointé du doigt le détournement de ces dispositifs pour traiter l’incontinence urinaire ou les soucis de fonction sexuelle, tel le resserrement du vagin pour les femmes de tout âge qui veulent plus de sensations lors de l’acte sexuel. En France, les médecins sexologues la recommandent uniquement pour traiter la sécheresse et invitent les patients à les consulter avant la moindre intervention dans un centre laser.

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Publié le dans Check-up

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