La fibroscopie sans stress

Goodluz / Photononstop

Appelé aussi gastroscopie, cet examen prescrit en cas de douleurs, de saignements ou de reflux gastriques n’a rien de douloureux mais rien de drôle non plus. On vous dit tout !

Comment ça se passe ?
Les médecins utilisent un tube souple – un fibroscope – équipé d’une source lumineuse et d’une caméra, qu’ils insèrent par la bouche. L’objectif étant d’observer l’intérieur du corps en passant par les voies naturelles. L’appareil se complète parfois d’outils chirurgicaux pour effectuer un prélèvement, qui sera ensuite analysé en laboratoire.

Ça sert à quoi ?
À visualiser la paroi interne de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum, c’est-à-dire le début de l’intestin grêle. On l’utilise pour détecter la présence d’ulcères de l’œsophage, de sténose (rétrécissement) ou de hernies, et lorsque l’on se plaint de douleurs, de saignements ou de reflux gastriques importants. Il existe d’autres types de fibroscopie : parmi elles, la bronchoscopie (qui permet d’étudier la trachée et les bronches) et la coloscopie, pour observer le rectum et la totalité du côlon sur une longueur d’environ 1,5 mètre.

Même pas peur, même pas mal
La fibroscopie fait partie de ces moments plutôt désagréables mais pas douloureux et pas trop longs (compter environ une dizaine de minutes). Le passage du fibroscope donne envie de vomir. Les médecins conseillent de se concentrer sur sa respiration et de se détendre. Le patient bénéficie d’une anesthésie locale, voire générale (dans de rares cas).

On s’y prépare comment ?
Quel que soit le type d’anesthésie, il faut se présenter à jeun. Ce qui signifie ne pas avoir bu, mangé, fumé ni même mâché de chewing-gum (on l’oublie parfois) depuis au moins de quatre heures. Votre médecin vous demandera même peut-être d’arrêter vos traitements le jour de l’examen.

Et après ?
Vous pourrez manger et boire normalement, et vous rentrerez chez vous après une courte période d’observation (de quelques heures à une journée). Il n’existe pratiquement pas de complications. Les plus graves, les perforations, demeurent exceptionnelles.

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Publié le dans Check-up

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