Les huiles essentielles, nos futurs antibiotiques ?

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Au Maroc, on se soigne d’abord avec les plantes, avant d’aller voir le médecin. Fort de cette habitude, Adnane Remmal, un professeur en biologie de l’université de Fès, s’intéresse de près aux huiles essentielles depuis dix ans, y voyant le médicament du futur. Et pas n’importe lequel : le chercheur entend s’attaquer à la résistance aux antibiotiques. Sa découverte lui a valu de recevoir le prix de l’inventeur 2017 de l’Office européen des brevets. Car Adnane Remmal a découvert une véritable alternative aux antibiotiques dans ces huiles, comme celles du thym ou de l’origan, déjà connues pour leur vertus antibactériennes.

En étudiant ces essences, il a mis en évidence des principes actifs qui dopent l’action d’un antibiotique. « Les antibiotiques, c’est comme une clé qui va ouvrir une serrure. Si la bactérie subit une mutation qui fait que la clé n’entre plus dans la serrure, la bactérie devient résistante. Nous avons démontré que les huiles essentielles ne sont pas des clés qui ouvrent des serrures. Ce sont plutôt de gros marteaux qui cassent les portes », explique le chercheur. La technologie, pointue, est brevetée et les essais cliniques lancés. Il espère la commercialisation de ce premier médicament 100 % marocain à base d’huiles essentielles et d’antibiotiques dès 2018 ! Et l’éminent professeur ne compte pas s’arrêter là : avec l’avancée de ses recherches, les principes actifs d’huiles essentielles pourraient tout simplement remplacer les médicaments actuels. Une vraie bonne nouvelle pour les patients, moins pour les labos…

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Publié le dans Check-up

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