Gare aux excès d’iode si vous mangez des algues !

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Un communiqué publié par l’ANSES (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) appelle les consommateurs d’algues à la vigilance car ils risquent un excès d’apport en iode.

Inutile de paniquer si vous avez croqué quelques makis hier au dîner, cette mise en garde s‘adresse à certaines catégories de personnes à risques, à savoir celles qui souffrent d’un dysfonctionnement thyroïdien, de maladies cardiaques, d’une insuffisance rénale, les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les personnes traitées avec des médicaments à base d’iode et de lithium.

Séduits par les nombreux bienfaits des algues pour la santé (vitamines, minéraux, fibres, antioxydants…), les français sont de plus en plus nombreux à se laisser tenter par ce superaliment. Or augmenter la consommation entraîne une hausse des apports iodés, ce qui peut par exemple provoquer de la tachycardie ou des arythmies chez les personnes souffrant de cardiopathies.

Les algues les plus riches en iode sont les laminaires (brunes et rouges), des familles dont font partie le kombu et le wakame, très utilisés en cuisine. En revanche la spiruline affiche une faible teneur en iode. Les plus fortes concentrations se trouvent dans les algues sèches, mais le taux diminue très fortement après la cuisson, le saumurage et la mise en conserve. Vous pouvez donc continuer de tartiner du tartare d’algues sur vos toasts et vous régaler avec des salicornes si vous êtes en vacances sur l’île de Noirmoutier !

La population végane devrait être particulièrement concernée par cette alerte de l’ANSES, car elle a tendance à consommer les algues en quantité, afin de compenser les carences en iode liées à son alimentation.

En effet l’iode est un minéral indispensable au corps humain, permettant notamment de faire fonctionner la thyroïde. Nos apports journaliers nécessaires sont couverts par notre consommation de viandes, de poissons, de produits laitiers ou céréaliers, ce qui n’est pas le cas chez les véganes.

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Publié le dans Check-up

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