Comment stopper la perte de cheveux ?

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Même importantes, les alopécies féminines sont réversibles. Focus sur les techniques qui peuvent vous aider à combattre ce phénomène et à regagner de la masse capillaire.

Il est normal de perdre 50 à 100 cheveux par jour. Sur un même bulbe pileux, un cheveu pousse et meurt en effet avant d’être supplanté par un autre jusqu’à vingt-cinq fois consécutives. Chez la femme, une chute plus prononcée peut avoir plusieurs origines : les variations hormonales, notamment celles qu’induit la ménopause. La diminution de la production d’œstrogènes et de progestérone et parfois l’excès d’androgènes provoquent, en effet, l’affinement de la chevelure voire même sa disparition à certains endroits comme le front et la raie médiane. Mais elle peut aussi trouver sa source dans certaines carences, maladies ou traitements médicamenteux. Enfin, la génétique joue également un rôle important dans cette chute.

La carboxythérapie pour favoriser les repousses
C’est quoi ?
Ce procédé consiste à insuffler, à l’aide d’une minuscule aiguille que l’on plante au niveau du cuir chevelu, du dioxyde de carbone (ou gaz carbonique) qui va se transformer en oxygène une fois introduit dans la couche sous-cutanée. Il faut réitérer ce geste plusieurs fois. C’est assez douloureux mais totalement naturel puisqu’on se limite à une simple adjonction de gaz, sans avoir recours à aucune substance chimique.

Pourquoi ça marche ? Le CO2 dilate les vaisseaux capillaires et favorise la libération d’oxygène par les globules rouges. La microcirculation sanguine est ainsi stimulée, ce qui a pour effet de relancer l’activité des racines des cheveux qui avaient tendance à fonctionner au ralenti.
Comment ça se passe ? Le protocole se déroule en trois phases. Une séance par semaine pendant un mois, puis une toutes les deux semaines pendant 4 à 8 semaines, selon l’importance de la perte de cheveux. Un rendez-vous mensuel d’entretien est ensuite recommandé. À chaque fois, cela dure entre 15 et 45 minutes, selon le nombre de zones à traiter. Votre médecin choisit souvent de la compléter par un passage de quelques minutes sous les lampes led, diodes qui stimulent la repousse. Côté prix, il faut prévoir de 100 à 200 euros la séance, led comprises.

La mésothérapie pour nourrir le bulbe
C’est quoi ? Similaire à celle qui se pratique au niveau du visage, cette méthode quasi indolore consiste à injecter au niveau du mésoderme du cuir chevelu, par le biais d’une aiguille très fine montée sur une seringue, un cocktail constitué d’acide hyaluronique hydratant, d’un vasodilatateur, de vitamines et d’oligoéléments, parmi lesquels du fer, du silicium, du zinc, des acides aminés soufrés et du magnésium. Il provoque parfois des réactions allergiques mais elles sont très rares.

Pourquoi ça marche ? Ces apports ciblés corrigent les carences dont souffrent souvent les femmes à cause d’une mauvaise hygiène de vie, notamment une alimentation déséquilibrée, des régimes répétitifs ou trop draconiens. Grâce à ce traitement, les follicules des cheveux engrangent des nutriments qui les rendent plus productifs, ce qui a pour effet de favoriser la croissance des cheveux. À savoir : plus il est entrepris tôt (depuis le début de la chute), mieux il agira.
Comment ça se passe ? Il est conseillé d’effectuer quatre séances espacées d’une semaine pendant un mois, puis quatre séances à deux semaines d’intervalle pendant deux mois. Enfin, une d’entretien tous les mois ou trois ou quatre séances rapprochées deux fois par an. Il vous en coûtera de 100 à 200 euros à chaque fois, incluant les led avec lesquelles elle est souvent couplée. La mésothérapie est fréquemment associée également à la carboxythérapie pour une efficacité optimale.

Merci au Dr Catherine de Goursac, médecin esthétique

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Publié le dans Check-up

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