Cancers de la prostate : des traitements enfin ciblés ?

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Lent ou agressif ? C’est toujours la question que se posent les urologues qui diagnostiquent un cancer de la prostate. En l’état actuel des outils dont dispose la médecine, il est très difficile de répondre à cette question. Pourtant, de la réponse dépend l’utilité ou non de mettre en place un traitement très lourd, qui handicape les fonctions urinaires et la vie sexuelle des malades. Souvent, celui-ci n’est pas utile car le cancer, d’évolution très lente (15 à 20 ans) pourrait simplement être surveillé régulièrement.

Selon l’Institut National du Cancer (INCa), la moitié des cancers de la prostate sont traités sans réelle justification médicale. « Aujourd’hui plus de 60 % des cancers diagnostiqués sont localisés dans la prostate et un grand nombre d’entre eux resteront latents, explique le Pr Olivier Cussenot, chef du service urologie à l’hôpital Tenon à nos confrères du Figaro. Ces tumeurs peuvent être simplement surveillées. Mais un tiers des cancers sont évolutifs et justifient un traitement intensif. » Soit l’ablation de la prostate et de la radiothérapie. Si on peut se passer de ça…

Bonne nouvelle, l’équipe du Pr Cussenot a mis au point un outil diagnostique qui devrait permettre aux urologues de faire le tri et donc le bon choix. Une recherche au niveau génétique qui permet de caractériser la nature de la tumeur et donc de prédire son évolution. Les travaux du Pr Cussenot devraient prochainement être publiés dans une revue scientifique. Et ouvrir la voie à un bel espoir pour de nombreux malades qui pourront s’éviter bien des désagréments.

Publié le dans Check-up

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