Arthrose : les infiltrations, ça marche ou pas ?

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Il en existe deux types. L’injection d’un corticoïde vise à soulager l’inflammation si l’articulation est douloureuse et gonflée. « Elle est utile face à une grosse poussée inflammatoire pour passer le cap et soulage dans environ la moitié à deux tiers des cas pour l’arthrose des genoux ou des doigts, les résultats étant plus limités pour l’arthrose de hanche », explique le Dr Maheu. Une seule peut suffire, complétée éventuellement par une seconde (une à deux semaines plus tard) si on ressent un bénéfice et qu’une sensation désagréable subsiste. Mais il ne faut pas les multiplier : pas plus de quatre par an dans une même zone pour éviter l’administration de doses trop fortes de cortisone.

Autre option : injecter un liquide riche en acide hyaluronique, qui agit comme un lubrifiant, quand l’articulation « coince » et protège le cartilage. « Celles-ci sont probablement plus utiles au début de la maladie qu’une fois que le cartilage est déjà bien dégradé. Elles ont une action antalgique à long terme, sur six mois à un an », note le rhumatologue. Dans tous les cas, si vous ne profitez d’aucune amélioration au bout de deux ou trois essais, mieux vaut arrêter.

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