Arthrose : les solutions douces antidouleur

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Pour lutter contre les douleurs rhumatismales, il est important d’adopter une bonne hygiène de vie. D’abord en adaptant son assiette pour éviter tout ce qui pourrait être « encrassant » et raffiné, au profit d’une alimentation « vivante » et la moins transformée possible. On évite aussi la sédentarité, qui n’aide en rien à lutter contre le mal. La marche est particulièrement recommandée car l’appui du talon sur le sol agit comme une pompe et relance la circulation du liquide synovial, qui « nourrit » le cartilage. On privilégie aussi les sorties extérieures : en prenant l’air, on favorise l’oxygénation des cellules. Enfin, on fuit le froid et l’humidité en prenant soin de soi (bain de pied chaud, massage avec une huile chauffante, infusion au gingembre, etc.)
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Côté soins, les médecines douces peuvent aider au quotidien, aussi bien en prévention qu’en traitement. Ces alternatives naturelles peuvent être entreprises en parallèle d’un traitement médical. Elles vont avoir trois actions :
– drainante : pour éliminer les déchets (métabolites acides) au niveau des articulations ;
– anti inflammatoire, pour soulager ;
– reminéralisante, pour reconstituer le tissu osseux.

1 – En cure : l’infusion anti-arthrose
En pharmacie ou en herboristerie, demander la préparation du mélange suivant : 40 g de feuilles de bouleau + 40 g de feuilles de cassis + 40 g de feuilles de frêne + 40 g d’écorces de saule blanc + 40 g de bourgeons de peuplier + 40 g de tiges de prêle.
Faire infuser une cuillère à soupe pour un grand bol d’eau chaude (ou 4 c. à s. pour un litre) et boire deux bols par jour pendant 3 semaines. Renouveler 3 à 4 fois par an.

L’astuce en plus : pendant la durée de la cure, compléter avec de la poudre de prêle (à mixer soi-même, facilement), à saupoudrer directement sur votre alimentation.

L’alternative « prête à emploi » : faire une cure drainante à base de jus de bouleau pendant 3 semaines (2 à 3 fois par an) suivie d’une cure reminéralisante à base de silice buvable bio. En apportant de la rigidité aux os et aux cartilages, elle permet de retrouver souplesse et mobilité au niveau des muscles et des tendons.
En cas de poussées inflammatoires, on peut ajouter ponctuellement du macérât-mère de bourgeons de cassis (5 à 15 gouttes par jour, en deux prises).

2 – L’huile de massage « maison » antidouleur
Voici la recette d’une huile à faire préparer en pharmacie ou en herboristerie dans un flacon de 50 ml : 2 ml d’huile essentielle (HE) d’eucalyptus citronné, 1 ml d’HE de laurier noble, 2 ml d’HE de lavande aspic + 45 ml de macérât huileux de millepertuis.
Appliquer une dizaine de gouttes de ce mélange antalgique et anti-inflammatoire sur la zone qui fait mal et masser, de préférence en fin de journée (car il ne faut pas exposer la zone au soleil les heures qui suivent). Diminuer la quantité quand les douleurs s’améliorent.

L’alternative « prête à emploi » : acheter du gel de silice pour masser la zone deux fois par jour. A compléter par de la silice buvable (bio) pour booster l’action anti-inflammatoire et reminéralisante.

Merci à Nathalie Grosrey-Lajonc, herbaliste et auteur de « Naturo famille » aux éditions Albin Michel.

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