Une araignée mortelle utile contre l’AVC ?

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Avec ses pattes velues et son abdomen protubérant, l’Hadronyche infensa a de quoi effrayer même les moins arachnophobes. Une seule morsure de cette mygale tue un individu en un quart d’heure. Et pourtant, son venin pourrait sauver des vies. Des chercheurs australiens ont en effet découvert qu’il permettrait de réduire les effets dévastateurs de l’AVC.

Le professeur Glen King et son équipe de l’Institut de bioscience moléculaire à l’université du Queensland ont obtenu ce résultat en séquençant l’ADN du venin de l’espèce, essentiellement présente au pays des kangourous. Ils ont isolé une protéine, Hi1a, qui ressemblait étonnamment à la combinaison de deux substances protectrices des cellules du cerveau.

Ils l’ont synthétisée et testée sur des rats. Bingo ! Une seule dose suffit pour limiter de 80% les lésions neurologiques causées par l’accident vasculaire cérébral. La molécule agirait même jusqu’à huit heures après l’attaque.

Quand on sait que 6 millions de personnes meurent chaque année des suites d’un AVC, que 5 millions d’autres restent infirmes à vie et qu’il faut agir très vite pour limiter les dégâts, le venin d’Hadronyche suscite beaucoup d’espoir. D’autant qu’il n’existe pas de traitement efficace à ce jour.

Reste à vérifier si l’effet protecteur fonctionne aussi sur l’homme. Les chercheurs lèvent actuellement des fonds pour financer des essais cliniques, afin de pouvoir commercialiser rapidement cet extrait de venin aux propriétés quasi miraculeuses.

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Publié le dans Check-up

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