Alzheimer : avoir envie d’une sieste, c’est mauvais signe

iStock / Gettyimages

Une nouvelle étude* vient étayer les nombreux opus déjà disponibles sur le lien entre sommeil et Alzheimer. On a en effet déjà constaté que mal dormir augmente le risque de démence, que l’apnée du sommeil affectait le cerveau ou encore que la lumière pouvait avoir des effets bénéfiques sur les patients atteints de maladies dégénératives.

Cette fois, les chercheurs américains de l’université John Hopkins montrent que les personnes âgées qui ont très sommeil durant la journée ont presque trois fois plus de risque d’accumuler la protéine bêta-amyloïde dans leurs neurones – un marqueur d’Alzheimer sur le long terme – que les autres. Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les données de patients âgés suivis pendant dix ans. Ces derniers devaient répondre à un questionnaire sur leur état de somnolence durant la journée. Ils étaient aussi soumis à des évaluations par imagerie pour relever la présence ou non de la fameuse protéine dans leur cerveau.

Cette somnolence diurne, qui peut paraître anodine car les personnes âgées sont souvent sujettes à des insomnies, devrait donc attirer l’attention de l’entourage et des médecins. Elle doit encourager les seniors à consulter au plus tôt pour ne pas laisser ces troubles – quels qu’ils soient – s’installer : en effet, les études montrent bien qu’un sommeil de qualité contribue à prévenir les maladies dégénératives, au même titre qu’adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique et intellectuelle, etc.

* publiée dans la revue Sleep

Lire aussi

Le sommeil, votre nouvel antioxydant !

Publié le dans Check-up

Sur le même thème